Yvelines : le chauffard arrêté avec du cannabis écope de huit mois de prison ferme – Le Parisien

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Dans le box du tribunal correctionnel de Versailles (Yvelines), Adama pleure sur son sort. « Je ne suis pas un trafiquant », assure-t-il, paniqué à l’idée de se retrouver en prison, « avec le virus ». C’est à cause de ça, dit-il, qu’il a pris la fuite, quand les policiers lui ont demandé de s’arrêter mardi, à Houilles, après l’avoir aperçu changer de direction à plusieurs reprises avec sa voiture, sans jamais mettre son clignotant. « Ce coronavirus m’a rendu bizarre, plaide-t-il, un masque sur le visage. Pendant la course-poursuite, je me suis mis à penser à la prison, à ma mère très malade qui pouvait mourir… »

Ce colosse de 28 ans a pourtant bien été condamné, ce jeudi après-midi, à une peine de huit mois de prison ferme avec mandat de dépôt, synonyme de placement immédiat en détention, pour ce délit de fuite, mais aussi pour avoir résisté à son interpellation et parce qu’il avait 100 g de résine de cannabis sur lui.

Il est près de 15h30, mardi, lorsque les policiers de la brigade anticriminalité de passage rue Racine repèrent le comportement dangereux de cet automobiliste. Les fonctionnaires mettent leur gyrophare et lui ordonnent de s’arrêter. Mais le chauffard accélère, franchit plusieurs feux rouges, avant d’être bloqué dans une rue par une autre voiture. Ce solide gaillard jaillit de sa Clio et prend ses jambes à son cou. Il passe par les jardins des pavillons en enjambant les clôtures. Il écrase une jardinière de verre et s’y blesse le pied. Puis sa sacoche accroche un portail métallique et un policier en profite pour le plaquer au sol. Il résiste un peu avant d’être finalement maîtrisé.

Devant le tribunal, il raconte qu’il venait d’acheter ce cannabis, quinze minutes plus tôt à Colombes (Hauts-de-Seine) pour sa consommation personnelle. Il avait emprunté la voiture de société de son beau-frère pour faire des courses et acheter de la drogue « pour le confinement ». « Parce que chez nous, on reste encore confiné, explique le jeune homme, originaire des Mureaux. J’étais très stressé. Ce Coronavirus m’a vraiment perturbé. Je me suis remis à fumer dix joints par jour. »

Le procureur ne croit pas à la sincérité du jeune homme, dont le casier judiciaire compte déjà treize condamnations pour vol, violence, des infractions liées aux stupéfiants et des délits routiers. « Tout est compliqué avec ce monsieur. On ne sait pas où il habite, il refuse de montrer le contenu de son téléphone… », s’agace le magistrat, fustigeant son refus de donner le code d’accès de son téléphone qui permettrait, accuse-t-il, d’avoir son carnet d’adresses de clients. Il évoque le second téléphone trouvé dans la voiture, qui borne dans différents endroits des Yvelines et dans le Nord. Mais aussi ces 100 g de résine « qui ne correspondent pas une quantité ordinaire de consommateur ».

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