Yvelines. Arrêté à Andrésy, le dealer cachait des plaquettes de cannabis chez sa grand-mère

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Le dealer stockait chaque mois jusqu'à 1 kg de résine de cannabis découpés en plaquettes sa grand-mère qui l'hébergeait.

Le dealer stockait chaque mois jusqu’à 1 kg de résine de cannabis découpés en plaquettes sa grand-mère qui l’hébergeait.

Un physique de Viking, des yeux presque vitreux, Tony, 21 ans, n’a pas l’air à l’aise dans ses baskets. « Il se moque de sa vie », dira plus tard son avocat à son sujet.

Il affirme pourtant ne pas avoir fumé de cannabis depuis 4 jours et ne pas ressentir le manque.

Placé en détention pour usage, transport, offre ou cession de résine de cannabis, le jeune homme s’est adonné à un lucratif trafic tout en restant un gros consommateur de stupéfiants.

Hébergé par sa grand-mère, à Jouy-le-Moutier (Val d’Oise), c’est chez la retraitée qu’il cachait ses plaquettes. Ce que cette dernière ignorait.

Tony aurait ainsi pu continuer à vivre de son activité pendant de longs mois s’il n’avait été contrôlé par la police le 1er février à bord d’une Clio sur la commune d’Andrésy (Yvelines). Le jeune homme avait deux pochons sur lui. Son ami, 2 000 euros en liquide. « Il joue beaucoup à la Française des Jeux », rétorque Tony, lorsque le président l’interroge au sujet du second passager, qui n’a lui pas été inquiété par la justice car « il avait tous les justificatifs ».

Le prévenu est en revanche resté muet sur l’identité de son fournisseur.

En garde à vue, le jeune homme a déroulé par le menu ses activités, affirmant vendre environ 50 kilos de résine de cannabis par an. Une franchise qui en deviendrait presque désarmante.

« J’ai tout dépensé »

Il livrera d’ailleurs aux enquêteurs les codes d’accès à son téléphone, en particulier ceux menant à son compte sur Snapchat, sur lequel il a une centaine de contacts.

Des clients qu’il livrait « à domicile » à Conflans Sainte-Honorine, Élancourt, ou encore Marines (Val-d’Oise).

Le juge a sorti sa calculette pour déterminer ses revenus sur la base de ses déclarations. Mais quelque chose ne colle pas. 

Avec une cinquantaine de kilos vendus chaque année, vous devriez en avoir retiré 82 000 € de bénéfice par an. Or, vous dites n’avoir perçu que 1 500 € par mois ».

Sans doute fâché avec les maths, Tony s’est contenté de dodeliner de la tête.

« Qu’avez-vous fait de tout cet argent ? », l’interroge alors un juge assesseur. 

« Il n’était pas le chef d’orchestre de ce trafic »

J’ai tout dépensé. Tout est passé dans mon Iphone 10, mes sorties et mes vêtements », déclare Tony.

Une réponse dont le collège des magistrats devra se satisfaire.

« Vous ne mesurez pas la gravité de ce que vous faites », tonnait le procureur de la République, avant de livrer ses réquisitions : 2 ans d’emprisonnement ferme, dont un avec sursis.

Selon son avocat, Tony « n’était pas le chef d’orchestre de ce trafic ».

D’ailleurs, il ne le banalise pas. Simplement, c’est un garçon qui ne trouve pas de sens à sa vie et qui a besoin d’une aide prégnante. »

Les juges ont opté pour 3 ans ferme, dont deux avec sursis. Le mandat de dépôt a été délivré à l’audience. Le jeune homme a désormais interdiction de paraître dans les Yvelines et le Val-d’Oise. Il devra de surcroît s’acquitter d’une amende de 8 000 euros pour sanctionner « l’aspect lucratif de ce trafic ».

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