Voici pourquoi la baisse du taux de chômage est en “trompe-l’oeil”

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Une “baisse en trompe-l’oeil”. En France, le taux de chômage a diminué de 0,3 point au premier trimestre, à 7,8%. Sauf que ce recul est principalement du au confinement de la deuxième quinzaine de mars. “Cette baisse du taux de chômage résulte d’un fort recul du nombre de personnes sans emploi se déclarant disponibles ou en recherche active d’emploi pendant la période de confinement. La période de confinement a en effet fortement affecté les comportements de recherche active d’emploi (pour les personnes sans emploi dont le secteur d’activité privilégié est à l’arrêt par exemple), ainsi que la disponibilité des personnes (contrainte de garde d’enfant par exemple)”, explique l’Insee dans son communiqué.
Car pour rappel, un chômeur au sens du Bureau international du travail (BIT) – la définition retenue par l’Insee pour ses statistiques sur le chômage – est une personne âgée de 15 ans ou plus qui satisfait les trois critères suivants : sans emploi pendant la semaine de référence, disponible pour travailler dans les deux semaines à venir, a effectué au cours des quatre dernières semaines une démarche active de recherche d’emploi ou a trouvé un emploi qui commence dans les trois mois. “Au total, le chômage au sens du BIT est donc plus faible pendant cette période de confinement, sans que cela ne traduise une amélioration du marché du travail”, explique l’institut.
Un taux de chômage de 8,2% sans l’effet du confinement
“Sur la base des observations sur les 11 premières semaines du trimestre, on estime à -0,4 point l’effet du confinement sur le taux de chômage moyen du premier trimestre. Autrement dit, le taux de chômage qui aurait été observé au premier trimestre en l’absence de confinement aurait été quasi stable, à 8,2%”, précise l’institut. Conséquence du confinement, sur la seconde quinzaine de mars, “seules 42% des personnes de 15-64 ans sans emploi au sens du BIT et souhaitant travailler ont été disponibles et en recherche active, contre 65% au cours de la même période de 2019”.
Au total, “la part des participants au marché du travail qui se trouvent contraints dans leur offre de travail, soit par l’absence d’emploi (au chômage ou dans le halo autour du chômage), soit en situation de sous-emploi (chômage partiel), bondit de 2,1 points à 19,8%, son plus haut niveau depuis fin 2016”, observe l’Insee.
Dans un communiqué réagissant à “la situation du chômage”, le ministère du Travail réaffirme “qu’une réflexion avec les partenaires sociaux va être engagée pour adapter rapidement nos règles d’assurance chômage à cette situation exceptionnelle” au-delà des mesures de prolongation de droits déjà prises. Dans le plan de relance auquel le gouvernement travaille, “une place particulière sera donnée aux jeunes qui arrivent sur le marché du travail, et aux personnes les plus fragiles”, rappelle le ministère.

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