“Une ségrégation sociale par le fric” : la stratégie anti-voitures d’Anne Hidalgo révolte l’association 40 millions d’automobilistes

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C’est une annonce qui a fait bondir l’association 40 millions d’automobilistes. A compter de ce lundi 11 mai, date du début du déconfinement en France, les Français pourront sortir de leur domicile, jusqu’à 100 kilomètres à la ronde, et retrouver, dans une certaine mesure, le chemin du travail. Mais à Paris, où les transports en commun sont souvent bondés et les embouteillages fréquents, la ville veut miser sur les vélos pour éviter les regroupements de population trop importants. La mairie a ainsi annoncé qu’elle allait réserver aux cyclistes 50 kilomètres de voies habituellement réservées aux voitures.
Une décision qui a provoqué la colère de Pierre Chasseray, délégué général de 40 millions d’automobilistes. Interrogé sur France Bleu Paris, mercredi 6 mai, il a estimé que cette mesure pourrait conduire à une “ségrégation sociale par le fric… C’est indécent”. Si le délégué général a salué la circulation cycliste durant le confinement, estimant qu’il ne fallait “pas tomber dans la psychose anti-vélo”, il a affirmé que les autorités oubliaient “qu’on a besoin aussi d’une circulation auto”.
Injustice sociale ?
Pierre Chasseray craint que la politique de la Mairie de Paris ne vise à “exclure la voiture”. En effet, selon lui, en transformant les voies de circulation en pistes cyclables, la municipalité parisienne cherche à “enlever des axes de circulation et enlever des voitures sur le principe de la vignette Crit’Air”. Une “injustice sociale” selon lui.
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“Soit on a la bonne voiture, qui correspond au desiderata de Madame Hidalgo, qui d’ailleurs ne circule qu’en voiture ; soit, si vous n’avez pas la bonne voiture, vous ne pourrez pas aller au boulot, ou alors, pour vous, ce sera transports en commun et donc potentiellement coronavirus”, a-t-il avancé au micro de France Bleu avant d’appeler les mairies à “réintégrer la voiture dans les villes, ne serait-ce que provisoirement” pendant le déconfinement.
Colère et incompréhension
Il pointe également du doigt un principe “manichéen qui voudrait qu’il y ait le monde du bien qui circule à vélo, et le monde du mal qui circule en voiture” avant de dénoncer une “ségrégation par le fric qui est en train d’être effectuée” et qui n’est “plus supportable”.
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L’annonce d’Anne Hidalgo et de ces pistes cyclables a également provoqué la colère de la Fédération Nationale des Métiers du Stationnement (FNMS) qui dénonce une volonté de “dissuader les automobilistes à utiliser leur véhicule, alors que les transports en commun ne seront pas à pleine capacité compte tenu des mesures de distanciation” à compter du 11 mai, détaille le site Autonews. La Fédération a ainsi décidé de suspendre l’accord donné à la Ville de Paris sur les parcs-relais permettant dès le déconfinement et jusqu’à septembre 2020 aux portes de Paris, des stationnements à tarif réduit pour faciliter les trajets domicile-travail des Franciliens.

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