Un patron soupçonné d’avoir acheté de la chloroquine pour ses employés en garde à vue

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Selon une information de Libération, le parquet de Saint-Etienne a ouvert une enquête préliminaire pour “exercice illégal de la profession de médecin” et “de pharmacien”. Elle vise René Pich, 79 ans, fondateur et directeur général du groupe de chimie SNF basé à Andrézieux-Bouthéon dans la Loire, qui a été placé en garde à vue dans cette affaire. La justice le soupçonne d’avoir proposé de fournir de la chloroquine à ses employés si ces derniers étaient contaminés par le coronavirus. “Le parquet de Saint-Étienne a été alerté de cette pratique par une note de l’inspection du travail le 31 mars et a, de lui-même, lancé des investigations dès le lendemain”, a fait savoir le procureur adjoint André Merle au Progrès.
Selon le journal régional, René Pich, déjà entendu par le procureur la semaine passée, aurait acquis au moins 900 comprimés de chloroquine, qu’il proposait de distribuer aux employés qui en faisaient la demande. 350 de ces comprimés ont déjà été saisis a fait savoir le procureur adjoint : René Pich aurait remis certaines boîtes à la justice il y a quelques jours selon l’AFP. “Tout le monde parle de chloroquine, notre préoccupation n’est pas de nous prononcer sur une possible efficacité. Dans le cas présent, il s’agit de la probable commission d’un délit grave. A cause de l’acquisition à l’étranger (auprès d’une société basée en Inde) et par Internet de ce produit, nous n’avons aucune certitude sur sa qualité”, précise André Merle.

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Dans une note interne, dont l’AFP a pris connaissance, René Pich assurait à ses employés de l’efficacité de la chloroquine. “Nous nous sommes informés en Chine dès la fin janvier et nous avons compris que ce produit était la solution. Aujourd’hui, Trump aux USA, en passant au-dessus de toutes les procédures médicales, a préconisé ce produit pour tous les cas graves. Ce produit est maintenant utilisé avec succès en Chine, Corée du Sud et Thaïlande”, écrivait notamment le dirigeant de SNF. Selon Le Progrès, il n’existerait pour l’instant pas de preuve que des employés de SNF auraient consommé de la chloroquine fournie par René Pich.
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