Un bar-tabac au bord de la faillite à cause de vols en série de jeux à gratter

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C’était le rêve de leur vie mais ils pourraient tout perdre. Un couple de Montpelliérains a décidé, en 2016, de tout quitter pour s’installer en Corrèze et ouvrir un bar-tabac à Objat. Mais en février dernier, les propriétaires des Arcades ont vu leur rêve se transformer en véritable cauchemar, explique La Montagne. En faisant le point avec son comptable, Linda Valero s’aperçoit en effet qu’il manque plus de 30.000 euros dans la caisse : “21.700 euros en 2018 et 9.100 en 2019”, détaille-t-elle au quotidien régional.
Après cette découverte, c’est un nouveau coup de massue qui s’abat sur le couple : la voleuse n’est autre que leur employée qui était “comme ma fille”, explique la responsable des lieux. Les époux ont en effet visionné les images des caméras disposées dans l’établissement. “C’était flagrant sur les images. Elle a été convoquée à la gendarmerie le 27 février et mise en garde à vue. Je l’ai mise à pied dès son arrivée au travail l’après-midi”, explique Linda Valero.
“On a bouffé toute la trésorerie”
Après sept mois d’enquête, les gendarmes découvrent que la voleuse présumée dérobait près de 400 euros de jeux à gratter par jour. La jeune fille récupérait ainsi “des jeux vendus à 3,5 et 10 euros” achetés à la Française des Jeux. Elle les activait pour qu’ils soient valides et les prenait, “elle faisait ça toute la journée”, explique la gérante du bar-tabac. Si le couple a mis du temps à se rendre compte de la supercherie c’est qu’il accueille de “très gros gratteurs” dans son établissement.
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Reste que ces vols en série pourraient leur coûter très cher : “Nous avons dû changer la caisse, tout le système pour que ça ne nous arrive plus”. Ils ont également dû dépenser d’importantes sommes pour la procédure en cours comme les frais d’avocats. “On a bouffé toute la trésorerie de l’entreprise. Ça met vraiment notre société en péril alors qu’on a investi notre vie”, déplorent les patrons. Linda Valero a dû prendre un second travail pour subvenir aux besoins de sa famille. Elle et son mari se sont portés partie civile. Le procès aura lieu le 9 janvier 2020.

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