Trois pharmaciens poursuivis pour avoir revendu illégalement des masques

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Ils ont tenté de profiter de la crise actuelle et risquent gros. Trois pharmaciens des Alpes-Maritimes sont poursuivis par la justice, dans deux affaires distinctes, pour vente illégale de masques de protection, a-t-on appris samedi de sources concordantes. Le premier dossier concerne une pharmacienne de Nice, propriétaire de son officine, qui revendait des masques alors que ceux-ci sont réquisitionnés par le gouvernement depuis un décret du 23 mars. Elle écoulait en prime du gel hydroalcoolique fabriqué dans des conditions artisanales à partir de gel pour échographie.
Déférée jeudi devant le tribunal de Nice pour non-respect de la réglementation et tromperie sur la marchandise, cette pharmacienne a demandé un renvoi de son procès, qui a été fixé au 27 avril, a indiqué le parquet de Nice. En attendant l’audience elle a été placée sous contrôle judiciaire, assorti d’une caution de 5.000 euros et d’une interdiction d’exercice professionnel. Il lui est de même impossible de se présenter à sa pharmacie. Le nombre de masques saisis n’a pas été précisé.
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Plus de 220 masques saisis
Dans la seconde affaire, réalisée par la brigade de sûreté urbaine du commissariat de Grasse, deux pharmaciens, salariés cette fois, ont été interpellés pour avoir vendu des masques de manière illégale, notamment par l’intermédiaire d’un snack. Ces deux docteurs en pharmacie exerçant respectivement à Cannes et à Grasse revendaient des masques en dépit de l’interdiction et, qui plus est, ne portant pas l’estampille CE garantissant leur efficacité. Plus de 220 masques ont été saisis dans le cadre de ce dossier.
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Présentés devant la justice vendredi, ils sont poursuivis pour travail illégal et tromperie sur la marchandise. Ils ont dû verser une caution, respectivement de 2.000 et 1.500 euros, et ont été placés sous contrôle judiciaire d’ici leur jugement le 25 mai. Le tribunal de Grasse, contrairement aux réquisitions du parquet, n’a pas prononcé d’interdiction d’exercice professionnel à leur encontre. L’enquête n’a par ailleurs pas permis d’établir les faits à l’encontre du gérant du snack, lequel n’est pas poursuivi, a précisé le parquet de Grasse.

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