Thomas Piketty : “Emmanuel Macron a déjà augmenté les impôts !”

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“Nous ne financerons pas ces dépenses en augmentant les impôts. Notre pays est déjà l’un de ceux où la fiscalité est la plus lourde, même si depuis trois ans, nous avons commencé à l’abaisser.” C’est ce qu’a déclaré Emmanuel Macron lors de son allocution aux Français dimanche 14 juin. Le président de la République a de nouveau martelé qu’il n’y aurait pas de hausse des impôts. Une affirmation balayée par Thomas Piketty. Invité sur France Inter, l’économiste a assuré que le président de la République avait “déjà augmenté les impôts”.
Il fait ici allusion à la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS). Créée en 1996, cette contribution équivaut à un prélèvement de 0,5% sur tous les revenus des Français (salaires, retraites, allocations familiales…). “Normalement, ça devait s’arrêter en 2023. Tout le monde aurait une augmentation de salaire ou de retraite de 0,5%”, explique Thomas Piketty. Mais la CRDS va être prolongée de dix ans, jusqu’en 2033. La Croix explique que le gouvernement veut financer le déficit de la Sécurité sociale avec cette prolongation de la CRDS. Ce projet de loi doit être discuté à l’Assemblée nationale ce 15 juin.
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.@pikettylemonde : “Il nous dit : je ne vais pas augmenter les impôts. Sauf qu’en fait, on les a déjà augmentés !” France Inter (@franceinter) June 15, 2020

“Il ne veut pas augmenter l’impôt sur la fortune”
Mais pour Thomas Piketty, Emmanuel Macron se serait donc arrangé avec la réalité en assurant que les impôts n’augmenteraient pas. “On sait très bien, il ne veut pas augmenter l’impôt sur la fortune. Mais quand il s’agit d’augmenter l’impôt pour tous les Français, ou même sur le patrimoine… Il y a des impôts qui augmentent”, a assuré l’économiste, citant l’exemple de la taxe foncière, “un impôt très lourd sur le patrimoine, extrêmement injuste, qui prélève 40 milliards d’euros tous les ans, et qui augmentent d’année en année”. “Il y a un choix dans les non-dits et l’absence de contradiction est problématique”, selon Thomas Piketty, qui regrette qu’Emmanuel Macron ne se prête pas au jeu des questions-réponses avec les journalistes ou des spécialistes après ce genre de discours.
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