Taux d’intérêt : “la réunion de crise de la BCE risque de faire grimper l’euro”

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La pression monte clairement sur la BCE, après les baisses de taux de 0,50% de la Réserve Fédérale, de la Banque du Canada ou encore de la Banque d’Angleterre. Pour Mario Draghi c’était la crise de la dette en zone euro, pour Christine Lagarde ce sera la crise du coronavirus. Combien de fois a-t-on entendu, l’année dernière et même en début d’année, que la BCE ne devait plus porter à elle seule le poids de la relance économique en zone euro ? Mais ça c’était avant la crise du coronavirus.
Aujourd’hui, les états européens se mobilisent pour annoncer des mesures de soutien aux entreprises et la BCE devra également annoncer des mesures pour faire face au choc économique que traverse la zone. Avec une taille de bilan équivalent à plus de 40% du PIB de la zone euro (soit le double de la Fed en pourcentage du PIB de la zone économique concernée), la BCE devra être précise dans ses choix… mais considérer qu’elle peut moins agir après toutes les mesures déployées post-crises des subprimes et de la dette en zone euro serait une erreur.
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La BCE va pouvoir “profiter” du niveau de l’euro qui a sensiblement rebondi, passant de 1,0780 à 1,1500 dollar en 3 semaines, ce qui lui laissera des marges de manœuvre.
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Mais le timing sera important : si la BCE estime que le pic de stress sur les marchés n’est pas encore passé, ou attend des décisions budgétaires plus fortes de la part des pays européens (ou si elle attend de voir comment évolue l’épidémie de coronavirus aux Etats-Unis…) son intervention pourrait être étalée sur plusieurs mois, pour ne pas utiliser des munitions inutilement en pleine tempête sur les marchés. L’intervention de la Fed il y a quelques jours en étant le meilleur exemple…
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Si la BCE n’ajuste que faiblement ses taux et n’annonce pas de mesures particulières concernant d’éventuels achats d’actifs, l’euro pourrait ne pas trop reculer voire même s’apprécier si l’attention de la BCE se porte surtout sur des mesures de prêts à moyen terme de type TLTRO.
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L’euro est récemment venu chercher une oblique de long terme passant par les sommets de 2008 et 2011 à 1,15 dollar, avant de corriger sous 1,13 dollar dans la foulée. Une nouvelle attaque de ce niveau technique dans les jours qui viennent pourrait déclencher une nouvelle vague de hausse en direction du retracement de Fibonacci de 38,2% (à 1,1740 dollar) de toute la baisse de 2014 à 2017, qui marque également une ancienne zone de résistance technique.
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