Strasbourg, Nancy, Mulhouse… ces patrons vont créer 3.000 emplois

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Nicolas Alliot et Frédéric Lévêque, 53 et 50 ans, DG adjoint et chargé du recrutement de Manuloc
15 embauches sur un anCe groupe messin fournit des solutions de services complètes autour de la location d’engins de manutention : mise à disposition d’environ 20.000 machines, transpalettes, chariots élévateurs ou balayeuses, mais aussi du conseil, de la vente et de la logistique. Le tout pour un chiffre d’affaires prévisionnel de 400 millions d’euros en 2019, assuré par 1.300 employés en France, dont 150 dans les agences lorraines et une quarantaine dans celles d’Alsace. L’activité étant bien orientée, 15 salariés seront embauchés sur un an dans la région : deux responsables d’atelier, sept techniciens en SAV, et six techniciens d’atelier… les plus durs à trouver : “Il en faudrait 3.000 de plus chaque année en France, alors qu’il en sort d’école à peine 500”, déplore le recruteur.
Laurent Andres, 48 ans, président fondateur de BB Distribe
25 embauches sur un anJusqu’à présent, l’usine de Laval-sur-Vologne, dans les Vosges, sortait 120 millions de changes pour bébés par an, avec pour clientèle plus de 2.500 crèches en France. Mais depuis octobre dernier, avec l’installation d’une deuxième ligne, elle en produit 450 millions avec une touche premium : les produits sont bio, sans lotion ni additif, fabriqués avec des matériaux nobles et neutres (comme du bois dépulpé de Finlande ou de la canne à sucre). Cela justifie le recrutement d’une dizaine d’opérateurs supplémentaires dans les mois à venir. “Nous allons ouvrir ensuite une autre ligne mi-2020, destinée aux couches-culottes, que nous ne faisons pas encore”, explique le dirigeant, qui prévoit alors d’intégrer 15 personnes supplémentaires.
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Nadia Bahbah, 31 ans, chargée du recrutement chez Novartis pour le site de Huningue
50 créations de postes sur un anLe groupe pharmaceutique suisse produit sur son site alsacien, près de Mulhouse, des biomédicaments réalisés à partir de cellules vivantes. Un nouveau produit, dans le domaine de la dermatologie, a été un tel succès qu’il lui a fallu installer une nouvelle ligne de production qui a démarré en août dernier : un investissement de 100 millions d’euros ayant déjà engendré une centaine de créations de postes en 2019, tandis qu’une cinquantaine de plus sont prévues d’ici la fin 2020. “Nous recherchons majoritairement des techniciens en production et maintenance”, précise la recruteuse, qui souligne aussi le besoin d’ingénieurs avec 3 à 5 ans d’expérience, de spécialistes process et de responsables d’équipe.
Jérôme Bigeard, 42 ans, gérant et fondateur de TSE
255 embauches sur un anCréée en 1998, sa société de techniques du spectacle et de l’événement, au chiffre d’affaires de 4 millions d’euros (en croissance de 10% par an depuis plus de dix ans), emploie 25 permanents en CDI et tourne en outre avec 250 intermittents chaque année, cumulant une cinquantaine d’équivalents temps plein. “La gestion de cette équipe est tellement importante chez nous que deux personnes s’y consacrent totalement.” Elles recrutent les deux tiers de cet effectif à partir de leurs fichiers, mais doivent trouver chaque année 80 nouveaux techniciens son, lumière ou équipement scénique. Ce qui n’est pas une mince affaire dans ces métiers encore jeunes, dont les filières de formation sont peu développées et les horaires difficiles. “Heureusement, ils permettent de rapides évolutions de carrière (du Smic au démarrage jusqu’à 2.500 euros net mensuels)”, assure Jérôme Bigeard, qui veut recruter en outre 5 salariés permanents supplémentaires.
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Diego Calabro, 57 ans, DG de la Fondation de la maison du Diaconat de Mulhouse
250 à 300 embauches en un anCe groupe médico-social privé et non lucratif se compose en Alsace de 21 établissements (Ehpad, centres de soins, hôpitaux de jour, cliniques, instituts de formation), et compte environ 3.000 salariés (dont 1.860 à Mulhouse). Il assure également le support RH et juridique de 17 partenaires qui emploient de leur côté 1000 personnes. Au cours des 12 prochains mois, la Fondation envisage d’en recruter 100 à 150 pour les sites gérés en direct et une centaine pour les partenaires. Elle va de plus ouvrir de nouveaux services, générant une cinquantaine de créations de postes : une trentaine dans une structure d’aide aux mineurs non accompagnés et une vingtaine d’aides-soignants à l’Ehpad d’Ingwiller pour l’aménagement d’un pôle d’activités et de soins adaptés. “Parmi tous ces métiers, les plus durs à alimenter aujourd’hui sont ceux d’infirmiers et d’aides-soignants”, estime Diego Calabro, le directeur.
Jean Caramazana, 59 ans, DG de l’Abrapa
140 embauches L’Abrapa, association strasbourgeoise d’aide à la personne, gère 2.900 employés (2.000 en services à domicile et 900 en Ehpad), essentiellement dans le Bas-Rhin. “Et pourtant, la pénurie de main-d’œuvre nous met en situation de travail empêché”, déplore son dirigeant, constatant les difficultés à répondre à la demande. Du coup, il redoute la dégradation de la qualité du service sur le terrain. Il dénombre un manque immédiat de 140 salariés : 50 aides-soignants, 10 infirmiers et 80 auxiliaires de vie sociale. Et la situation se retrouve dans toutes les associations de l’UNA, le réseau auquel est rattachée l’Abrapa, qui fédère 8000 salariés en Alsace et Lorraine et déclare rechercher urgemment 390 personnes supplémentaires.
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Laurence Chrétien, 45 ans, DRH de Schmidt Groupe
140 à 150 embauches sur un anA la tête des 1.600 salariés français du leader national des cuisinistes, essentiellement répartis entre les cinq sites de production alsaciens (à Sélestat, Lièpvre et Bergheim), Laurence Chrétien gère aussi les ressources humaines des 730 magasins concessionnaires répartis en Europe. Ce qui implique le recrutement de 1.000 vendeurs par an pour le réseau, en comptant le renouvellement et le renforcement des équipes, mais aussi l’ouverture de magasins : “Nous en ouvrons environ 30 par an, avec chacun 6 à 8 nouveaux vendeurs, sans compter les gérants.” Au niveau local, les cuisines Schmidt et Cuisinella envisagent d’embaucher environ 150 salariés sur un an, dont 10 techniciens de maintenance, 10 à 15 commerciaux prêts à sillonner la France, 40 à 50 opérateurs, 5 à 10 spécialistes du marketing et du digital, plus environ 70 vendeurs dans les magasins du réseau.
Antoine Darbois, 65 ans, secrétaire général de METabolic EXplorer
45 embauches sur le premier trimestre 2020L’entreprise METabolic EXplorer poursuit son installation à Carling, en Moselle. Le leader du développement de procédés biochimiques alternatifs à la pétrochimie, destinés à la production d’ingrédients pour la nutrition et la cosmétique, va démarrer ici un site d’industrialisation et de commercialisation en juillet prochain. Une partie des employés, notamment l’équipe dirigeante et support, est déjà en place, prête à organiser les premiers essais. Reste à recruter 45 techniciens et opérateurs en génie chimique, à partir du début de l’année prochaine.
Farid Ezzouaoui, 43 ans, gérant fondateur de FE Techniques
20 embauches urgentes”Les produits utilisés dans le traitement anticorrosion par sablage sont tellement nocifs qu’ils génèrent pollution et maladies”, critique cet ancien ouvrier, qui a utilisé cette technique pendant des années. Mais dans l’entreprise qu’il a créée en 2017, il utilise un procédé récent, le Sponge-Jet, à faible niveau de poussière, sans émanations, sans consommation d’eau, pour préparer et traiter en surface les revêtements des bateaux, cuves, sols, toits et cheminées de ses clients. En début d’année, ses 20 employés ont traité les cuvelages des trois centrales hydrauliques de l’UEM, l’usine d’électricité de Metz. Le succès étant au rendez-vous, avec un chiffre d’affaires passé de 800.000 euros en 2018 à une prévision de 2 millions en 2019 et 6 millions de commandes qui attendent d’être traitées, il est en recherche immédiate d’une vingtaine de salariés.
Philippe Hébert, 49 ans, P-DG d’Automobiles Dangel
20 salariés sur un anCet ancien de PSA, titulaire d’un BTS en mécanique et d’un DESS en gestion de la production, a racheté cette société alors familiale, où il intervenait en tant que formateur, avec quelques promesses : “Ne pas quitter Sentheim, près de Mulhouse, ne pas licencier, conserver l’équipe de direction et assurer la montée en qualité”, rappelle-t-il. Depuis, cette entreprise, qui récupère des véhicules PSA et les transforme en 4×4, est passée de 88 à 115 employés, et d’un chiffre d’affaires de 15,5 millions à 23 millions d’euros, avec 27 millions dans le viseur pour mars 2020. Elle vient d’intégrer 10 salariés supplémentaires avant l’été, et compte sur un projet de véhicule hybride en cours pour accélérer et recruter 20 nouveaux salariés par an pendant cinq ans.
Cyrielle Nussbaum, 37 ans, chargée de mission de Vosges terre textile
100 embauches Créé en 2011 par le Syndicat textile de l’Est et fruit d’une réflexion de trois ans, le label Vosges terre textile, sorte d’AOC, a pour but de protéger les industriels locaux des concurrents lointains qui intégraient abusivement le nom “Vosges” dans leur nom de marque. Aujourd’hui, les 25 entreprises ainsi regroupées fabriquent entre 16 et 18 millions de produits labellisés chaque année, pour un chiffre d’affaires de 230 millions d’euros, réalisé par environ 2.000 personnes. Ensemble, elles prévoient de recruter une centaine de salariés d’ici à la fin de l’année prochaine. D’une part pour remplacer des départs à la retraite programmés, d’autre part pour assurer la transition digitale, qui nécessite des community managers, des ingénieurs qualité ou R, ou encore des spécialistes export. “Sans oublier les nombreux métiers supports assurant cette mutation”, ajoute la responsable de l’opération.
Jean-Marc Lucien, 49 ans, directeur de la Fédération ADMR de Meurthe-et-Moselle
660 embauches sur un anLe réseau associatif d’aide en milieu rural centralise les CV des postulants de 32 structures du département : 4 en services de soins à domicile et 28 en intervention à domicile diversifiée (ménage, repassage, garde d’enfants, soutien aux personnes en perte d’autonomie). Au total, celles-ci emploient 1.400 personnes (pour 960 équivalents temps plein), qui œuvrent dans plus de 10.000 foyers. “Ce secteur est en pleine croissance, avec une augmentation drastique de la demande, et nous sommes en recrutement permanent pour y répondre”, souligne Jean-Marc Lucien, justifiant l’ouverture, rien qu’en ce moment, de 100 postes : 80 auxiliaires de vie sociale et d’aide à domicile, 10 aides-soignants, 5 puériculteurs et 5 en support et encadrement. En outre, 15 personnes seront embauchées chaque mois sur l’année à venir. La Fédération regroupe également 109 associations du même type en Alsace et en Lorraine, qui prévoient, elles, l’embauche de 500 personnes au cours des douze prochains mois.
Martine Mack, 44 ans, directrice générale de R-GDS
10 à 15 embauches sur un anLe réseau de gaz naturel de Strasbourg, qui fournit 118 communes du Bas-Rhin et emploie 227 salariés dans la ville, doit faire face à une pyramide des âges élevée, que sa dirigeante explique par “un statut, celui de l’industrie électrique et gazière, que l’on quitte très peu”. L’entreprise, qui a connu un pic de développement à la fin des années 1970, quand le gaz naturel a remplacé les gaz manufacturés, voit ses départs à la retraite augmenter. Une cinquantaine sont déjà envisagés sur les trois prochaines années. L’occasion de passer à d’autres compétences, en recrutant des jeunes formés au numérique et à la maintenance prévisionnelle et sensibles à la diversification vers les énergies vertes.
Denis Mandry, 56 ans, directeur de la cristallerie Lalique
15 à 20 embauches sur un anFondée en 1888 par le créateur français René Lalique, la société siège aujourd’hui à Zurich, en Suisse, mais sa manufacture opère toujours à Wingen-sur-Moder, dans le Bas-Rhin. Chaque année, les 260 employés locaux (sur 600 pour le groupe) produisent 350.000 à 400.000 articles : vases, flacons de parfum, lustres, carafes… “Nos métiers sont vraiment pointus et demandent une formation en interne, par sessions de 10 à 15 personnes, ce qui nous oblige à prévoir notre recrutement bien en amont de nos besoins”, explique le responsable local. C’est ainsi que 15 à 20 nouveaux employés intégreront les équipes ces douze prochains mois.
Sylvain Méharèche, 52 ans, DG de Partners Finances
50 embauches sur un an”En ce moment, les banques sont en train de déplacer leur activité et confient de plus en plus leurs créations de prêts à des intermédiaires”, remarque le spécialiste du regroupement de crédit, qui emploie 520 personnes en France, dont 190 dans les bureaux de Nancy et du siège de Dommartemont. Du coup, les courtiers, qui détiennent 25% de ce marché de 16 milliards d’euros, devraient voir leur part augmenter à 30% en 2020, puis à 50% en 2025. De quoi justifier, rien que sur les douze mois à venir, une cinquantaine de recrutements dans la région : surtout des chargés de clientèle, analystes financiers et développeurs informatiques.
Magali, Paul, Marie-France et Fabien Poulaillon, 46, 68, 69 et 47 ans, directrice générale, président fondateur et directeurs du groupe Poulaillon
90 embauches sur un an”Le sujet du recrutement mobilise facilement 80% de notre énergie”, avance tout de go Magali, la fille, directrice générale déléguée à l’ouverture de boutiques de l’entreprise familiale de boulangerie. Créée en 1973 à Mulhouse par le père – qui s’est illustré par la création de la Moricette, un sandwich de pâte à bretzel garnie de charcuterie –, elle a installé son siège à Wittelsheim, un peu plus au nord, et compte aujourd’hui 800 employés répartis sur 53 boulangeries (pâtisserie, snacking, etc.), dont 37 en Alsace, 5 en Lorraine et 3 ateliers. Son chiffre d’affaires, de 80 millions d’euros prévus en 2019, est en hausse de 10% grâce à l’ouverture régulière de six boutiques par an. Les prochaines généreront chacune le recrutement de 10 personnes (6 en vente, 4 en production), auxquelles s’ajouteront 10 autres pour renforcer les équipes dans les ateliers. Par ailleurs, environ 20 embauches sont prévues pour combler des départs. Tous ces postes concernent des diplômés du secteur, mais sont aussi ouverts à “quiconque aime la cuisine”. Ces derniers seront ensuite formés en interne. “Nous allons de plus en plus en passer par ce parcours, car la profession manque de jeunes sortis de formations spécialisées”, indique Magali Poulaillon.
Karine Rousseau, 41 ans, DRH de l’usine Delpharm à Huningue
25 embauches sur un anLa maison mère, basée à Boulogne-Billancourt (92), a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de 500 millions d’euros, avec 3.200 salariés répartis sur 12 sites, dont 9 en France. Elle fabrique des médicaments pour de grands laboratoires. C’est en 2011 qu’elle a acquis l’usine de Huningue, spécialisée dans les médicaments sous forme de liquides complexes et semi-solides. Depuis, le chiffre d’affaires local est passé de 20 à 40 millions d’euros, les équipes de 219 à 285 salariés, et les lignes de production de 9 à 15. “Notre développement est long, car les projets pharmaceutiques sont toujours très lents”, explique la dirigeante. Afin de poursuivre cette croissance, une seizième ligne sera opérationnelle l’année prochaine, et 25 nouvelles recrues sont attendues sur un an, pour du renouvellement comme pour la création de postes : des opérateurs de production, des techniciens de fabrication et des laborantins.
Jean Saling, 63 ans, coordinateur du Cercle des entrepreneurs d’Alsace Bossue

125 embauches sur un an A l’origine, l’objectif de ce regroupement de gros industriels de ce secteur vallonné du Bas-Rhin était de monter des projets à plusieurs et d’échanger de la sous-traitance. “Mais très rapidement, nous nous sommes aperçus que notre problème numéro 1 était le recrutement, avec un besoin de plusieurs centaines d’emplois sur cinq ans”, indique cet ancien chef d’entreprise, qui a décidé de s’investir durant sa retraite au service de sa région. Aux dernières estimations, ce sont 225 personnes qui seront intégrées sur cinq ans. Cent postes sont déjà ouverts, puis 25 nouveaux tous les ans à partir de 2020, par SMI Drulingen, Ziemex, Wilhelm Constructions métalliques, Schneider Electric, Flabeg, Jus de fruits d’Alsace, Cerenn, Bieber Industrie, Grands Chais de France et Menuiserie Bieber. Profils les plus recherchés : des conducteurs de lignes automatisées et des chaudronniers.
Arnaud Schneider et Carmen Bronner, 46 et 62 ans, directeur financier et responsable RH de WIG France
50 embauches en CDI sur un anToujours en forte croissance, cette entreprise du bâtiment basée à Toul (Meurthe-et-Moselle), spécialisée dans le désamiantage et la dépollution, et qui se diversifie dans la rénovation, recherche activement une trentaine de désamianteurs. Parmi eux, une vingtaine de débutants qui seront formés en interne en partenariat avec Pôle emploi. “Nous devons les préparer à toutes les spécificités de ce métier, contrairement aux recrues destinées à la construction, pour lesquelles nous pouvons plus facilement faire éventuellement appel à des intérimaires”, explique la responsable des ressources humaines. En tout, le groupe envisage de créer 40 postes sur douze mois, d’en renouveler 10 et d’intégrer 25 à 30 intérimaires. “Jusqu’à présent, nous faisions essentiellement du gros œuvre, mais nos commanditaires nous demandent de plus en plus souvent de superviser tous les corps d’état”, précise le directeur administratif et financier, pour expliquer l’augmentation prévue de l’activité de 25% en 2020.
Lionel Strasbach, 40 ans, directeur Grand-Est d’O2
620 embauches sur un an”Le recrutement est l’un des leviers principaux du développement de nos structures locales”, explique cet ancien responsable d’agence sur Strasbourg, qui accompagne désormais les directeurs des 16 structures existantes en Alsace et Lorraine, hors franchises, du leader français des services à la personne. Ces directeurs ont en effet deux missions principales : trouver de nouveaux clients, mais aussi et surtout de nouveaux intervenants en ménage, repassage, garde d’enfants, aide aux personnes âgées ou jardinage. 620 recrutements sont ainsi prévus au cours des douze prochains mois, pour remplacer des départs ou faire face au développement de l’activité, avec un accent désormais marqué sur les multicompétences.
Alexandre Thury, 41 ans, directeur stratégie et développement du groupe Must
70 embauches sur un anCe prestataire multiservice, qui assure pour les bailleurs sociaux la maintenance de leurs bâtiments ainsi que des travaux d’amélioration, a vu son chiffre d’affaires faire un bond de 27 millions d’euros en 2017 à 50 millions en 2018, et vise les 58 millions cette année. “Une accélération essentiellement alimentée par la croissance externe en région parisienne et soutenue par le renouvellement de contrats pour des clients historiques, à Reims et en Meurthe-et-Moselle”, précise le dirigeant de l’entreprise basée à Heillecourt, près de Nancy. Du coup, l’effectif de 600 salariés en France, dont 200 en Alsace et Lorraine, commence à faire juste. Dans la région, le groupe va recruter 70 personnes, dont 20 pour remplacer des départs et 50 pour des créations de postes. Sont recherchés des plombiers, chauffagistes, électriciens et menuisiers.
Pierre Tilly, 41 ans, président du Groupe Tilly
10 embauches sur un anFondée par son grand-père en 1945, l’entreprise de location de matériel pour le BTP, l’industrie et le secteur agricole regroupe aujourd’hui 8 agences, dont 6 en Alsace et Lorraine, pour 95 employés, dont 45 au siège de Metz, avec un chiffre d’affaires de 48,2 millions d’euros l’an dernier et la perspective d’atteindre 50 millions durant l’année en cours. “Nous avons mis en place en 2017 un plan de développement dont le but est d’accélérer la performance du groupe”, explique le dirigeant. Prochaine étape : l’ouverture d’une nouvelle agence à Nancy au printemps prochain, dédiée au service après-vente et à la vente de pièces de rechange. Au total, l’entreprise prévoit l’embauche de 10 techniciens au cours des douze prochains mois.
Estelle Tosques, 44 ans, DRH de la Compagnie des transports strasbourgeois
76 embauches en un an”Pour assurer l’extension de notre réseau, mais aussi l’augmentation des fréquences, nous sommes en forte période de recrutement, en particulier de conducteurs.” Il faudra notamment en trouver 24 rien que pour la prochaine ligne de bus à haut niveau de service (couloirs dédiés, validation à quai, confort intérieur amélioré), qui reliera en décembre la gare aux institutions européennes. La CTS qui existe depuis plus de 140 ans, couvre l’agglomération avec ses bus et ses trams jusqu’en deuxième couronne, pour le compte de l’Eurométropole. Elle emploie 1.500 salariés : 900 conducteurs, 100 en sécurité, 250 en maintenance, et le reste en support. Elle va recruter ces douze prochains mois 6 techniciens et recherche, 70 conducteurs ou conductrices, titulaires ou non du permis D et de la Fimo.
Anne Tournier et Franck Keiffer, 36 et 50 ans, responsable RH de Liebherr-Components et DRH de Liebherr-France
55 embauches Toutes deux situées à Colmar, ces filiales du groupe suisse Liebherr sont en phase de recrutement. Liebherr-Components notamment, qui conçoit et assemble des moteurs diesels industriels de haute performance et qui a démarré son activité en 2017, est toujours en pleine croissance. “Nous sommes en train de conforter notre équipe de 270 employés, car nous augmentons notre production”, explique la responsable RH, qui doit recruter en un an une quinzaine de personnes, au bureau d’études, en informatique et en production. Avec eux viendront une quinzaine d’apprentis et autant de stagiaires chaque année. Dans le même temps, Liebherr-France, fabricant de pelles hydrauliques sur chenilles, qui emploie 1585 personnes dont 1430 à Colmar, va intégrer sur les lieux 30 mécaniciens monteurs, 5 techniciens SAV et 5 personnes en support.
Thierry Weissgerber, 47 ans, directeur d’Endress+Hauser Flowtec à Cernay
20 embauches sur un anPour 2019, Thierry Weissgerber avait prévu d’embaucher 30 personnes, et il a dû en urgence porter ce total à 40 pour renforcer ses troupes (440 salariés désormais) sur le site de Cernay, qui fabrique notamment des débitmètres électromagnétiques. “Nous avons finalement eu plus d’activité que prévu, en grande partie grâce à notre business à destination des installations de retraitement des eaux usées. Nous avons aussi étoffé nos services support en vue d’une prochaine montée en puissance.” Car un nouveau bâtiment va être réceptionné ce mois de novembre. Restera à l’équiper puis à le mettre en route d’ici avril 2021. En attendant, une vingtaine d’opérateurs supplémentaires devraient être recrutés au cours des douze mois à venir.
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