Santé : les villes les moins bien dotées en médecins généralistes… et les mieux loties

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Moins de médecins pour plus d’habitants. Tel est le constat tiré par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), un organisme dépendant du ministère de la Santé, dans une étude consacrée à la désertification médicale et publiée le 14 février. Si les habitants des grandes villes comme Paris, Marseille, Lyon et Bordeaux demeurent favorisés par rapport à d’autres territoires de densité moyenne ou faible, l’accès aux consultations chez un médecin généraliste s’est globalement dégradé partout en France. En cause, les départs à la retraite des générations de médecins issues des numerus clausus élevés des années 1970 et 1980. Une baisse de l’offre couplée à une hausse des besoins de soins pour la population. La croissance démographique française moyenne a atteint 1,2% entre 2015 et 2018.
Les conséquences sont palpables. En 2018, les Français ont eu accès en moyenne à 3,93 consultations par an et par habitant, contre 4,06 consultations en 2015. Résultat : l’accessibilité aux médecins généralistes – situés à moins de 20 minutes de voiture du lieu de résidence des patients – a diminué de 3,3% entre 2015 et 2018. Au total, la France compte 244 territoires sous-dotés en médecins généralistes, 1.618 moyennement dotés et 961 bien dotés. Selon la Drees, si la part de la population française vivant en zone “sous-dense” est encore faible aujourd’hui, elle est passée, en quatre ans, de 3,8% à 5,7%.
>> Zoomer sur la commune de votre choix pour connaître la densité en médecins. En cliquant sur la jauge en bas de la carte, vous pourrez faire apparaitre les villes les moins dotées en medecins et celles qui sont les mieux loties.

Lesquin bien loti, la Seine-et-Marne et le Val-d’Oise délaissés
Si un patient a généralement plus de chances de consulter un médecin généraliste lorsqu’il vit en milieu urbain plutôt que rural, c’est pourtant à dans la bourgade de Lesquin que la Drees relève le meilleur niveau d’accessibilité. Dans cette ville du Nord, les 9.160 habitants ont accès à 8,953 consultations par an et par personne, plus du double de la moyenne nationale. Parmi les vingt premiers territoires les mieux lotis, les grandes métropoles se font discrètes. Seules les 15ème et 11ème arrondissement marseillais et le 2ème arrondissement lyonnais y figurent, en 10ème, 12ème et 19ème position. Paris et ses 20 arrondissements restent loin derrière, avec des niveaux d’accessibilité aux médecins généralistes situés entre 3,5 consultations par an et par habitant pour le très chic 16ème arrondissement, et les 6 consultations annuelles de la population du 4ème arrondissement.

À l’inverse, les résultats donnent froid dans le dos pour d’autres territoires, en métropole comme en outre-mer. À Argenteuil (Val d’Oise) par exemple, ville de 104.479 habitants, le niveau d’accès aux médecins généralistes se situe en-dessous de 2 consultations par an ! La Seine-et-Marne souffre aussi de la désertification médicale avec un ratio moyen inférieur à 1,6. Parmi les villes les moins bien dotées, on retrouve La Ferté-Gaucher (7.968 habitants, 1,9 rendez-vous médical par an). Même constat pour les Yvelines : seulement 1,5 consultations annuelles pour les 31.000 habitants de Houilles.

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