Sanofi augmente les cadences pour éviter la pénurie de Doliprane

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Pour faire face à l’explosion de la demande de paracétamol, l’usine Sanofi de Compiègne, dans l’Oise, a décidé d’augmenter ses cadences de production. Comme le rapporte Le Parisien, après la mise en garde du ministre de la Santé sur la prise d’ibuprofène et de cortisone en cas de fièvre, sous peine d’aggravation des symptômes, la demande de Doliprane a augmenté de 150%. Pour faire face à la demande croissante des pharmacies, l’usine de Compiègne, un des deux sites français habilité à fabriquer le médicament, a été contraint d’augmenter ses cadences de production.
Pour la directrice de l’usine, Ana Alves, l’objectif était de “tout faire pour éviter la pénurie”. Pourtant face à l’explosion des ventes, le 18 mars dernier, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) avait décider de limiter la vente du Doliprane. En effet, chaque pharmacie ne peut désormais en délivrer, hors ordonnance, qu’une boîte par personne. La mesure visait à éviter les achats préventifs en masse de Français inquiets. Si on ne connaît pas la production exacte de l’usine de l’Oise, la production de Doliprane y a été multipliée par deux. Selon sa reponsable, “cela se compte en millions de boîtes et représente 40% de notre activité ces jours-ci”. La directrice de l’usine Sanofi assure que “le Doliprane est aujourd’hui le médicament que nous produisons le plus, alors que ce n’est pas le cas habituellement”.
>> À lire aussi – La vente de paracétamol restreinte en pharmacie et suspendue sur internet dès ce mercredi
Les chaînes de production fonctionnent 24h sur 24
L’usine de 450 salariés a dû également mobiliser son personnel, alors meme que les conditions de travail sont désormais compliquées en raison des précautions sanitaires liées au coronavirus. “L’absentéisme est plus élevé avec des parents obligés de garder leurs enfants, mais les salariés sont extrêmement motivés. Après cette crise, ils seront contents d’avoir aidé dans cette lutte”, précise la directrice au Parisien. Désormais, les chaînes de production fonctionnent 24 heures sur 24, six jours sur sept, soit une journée de plus qu’en temps normal. Des salariés viennent aussi travailler le samedi pour bénéficier d’heures supplémentaires ainsi que d’une prime.

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