Salaire : 7 conseils pour obtenir une augmentation

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1 – Générez un rapport de force
“On ne peut négocier quelque chose que lorsqu’on provoque un rapport de force, prévient Thierry Krief, président du cabinet NegoAndCo. Si vous avez surperformé dans un projet stratégique, vous avez une fenêtre de tir. Si votre expertise est rare et essentielle pour la boîte, bingo aussi. En revanche, si vous avez juste fait le job sur un projet lambda, ça paraît plus difficile. C’est donc à vous de choisir le bon moment pour négocier une augmentation et pas à votre employeur de vous dicter le tempo.”
2 – “Soignez” votre N+1
“Demandez-vous pourquoi, si vous lui demandiez de l’argent, votre N+1 vous dirait oui. Vous avez une valeur ajoutée de dingue, les résultats de l’équipe et de la boîte sont top, vous avez sauvé un projet… Et vous n’êtes pas un “emmerdeur de première”. Un manager sera toujours mieux disposé envers un collaborateur qui lui facilite la vie qu’avec celui qui lui crée des problèmes. Si vous entretenez de bonnes relations avec lui, la probabilité qu’il vous augmente est plus grande. Sans verser dans le copinage, partagez des cafés et déjeunez ensemble”, recommande-t-il.
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3 – Préparez un discours légitime
“Oubliez les arguments du genre “Je suis mal payé, ça ne peut plus durer” ou “Je gagne moins que les autres”. Misez plutôt sur vos forces. “J’ai réalisé telle performance qui a permis de boucler l’année avec X% de croissance. Au vu de la qualité de mon travail, je considère que je pourrais être mieux payé.””
4 – Ne donnez pas de montant
“C’est tentant de dire “J’aimerais 8.000 euros de plus par an”. Mais c’est un piège. Si vous visez trop bas, vous perdez toute crédibilité aux yeux de votre manager qui estimera que vous ne connaissez pas votre vraie valeur. Si vous visez trop haut, vous fermez toute opportunité de discussion. Laissez donc votre interlocuteur sortir du bois le premier.”
5 – Anticipez les faux arguments de refus
“S’il vous lance le fameux “Je n’ai pas de budget augmentation”, insistez avec cette question : “Ok, mais quel serait pour toi le bon niveau de rémunération au regard de la qualité de mon travail ?” C’est un moyen d’instaurer le dialogue et de le pousser à avancer un chiffre ou une fourchette. Et s’il dit qu’il n’est pas le décisionnaire, répondez : “Très bien. Alors qui décide ? Si tu penses que ma demande est légitime, on peut aller le voir ensemble ?””
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6 – Choisissez le bon timing
“Les meilleures négociations se font du mardi au jeudi à 11h30 ou à 18h30. En effet, le lundi, vous n’êtes pas sûr que votre interlocuteur ait passé un bon week-end. Le vendredi, il sera pressé de boucler ses dossiers. Vers 11h30, il est fragilisé par une petite hypoglycémie, il faut en profiter. Et grignotez avant afin de ne pas être dans le même état ! A 18h30, il sera moins dérangé donc plus à l’écoute. Une négociation se gagne toujours sur des détails”, insiste Thierry Krief.
7 – Ayez un plan B
“Le montant de l’augmentation proposée est ridicule au vu de ce que vous espériez ? Passez votre chemin. Ce qui suppose d’avoir sous le coude un autre job. Toujours le fameux rapport de force.”
Thierry Krief, consultant
Il est un peu le pape de la négociation en France. Enseignant sur le sujet à Polytechnique, il a fondé et dirige le cabinet de conseil en négociation d’indemnités de départ et d’embauche NegoAndCo. Il est aussi l’auteur de Négociation de départ : tous les secrets des pros, écrit avec Stéphane Dassé (Eyrolles).
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