Saint-Nazaire : les douaniers aux trousses, ils avaient jeté 10 kg de cannabis sur l’autoroute | L’Écho de la Presqu’île

Share on facebook
Facebook
Share on google
Google+
Share on twitter
Twitter
Share on linkedin
LinkedIn
Deux habitants de de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) ont été condamnés lundi 5 octobre 2020 à de la prison ferme pour un transport de drogue déjoué sur l'autoroute près de Nantes.

Les deux habitants de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) qui avaient pris part à une course-poursuite de 20 km avec les douaniers entre le péage d’Ancenis et Carquefou, dans la nuit du 20 au 21 août 2020, alors qu’ils transportaient 10 kg de résine de cannabis, ont été condamnés lundi 5 octobre 2020.

La chambre des comparutions immédiates du tribunal correctionnel de Nantes a ainsi infligé un an de prison ferme, avec maintien en détention à l’issue du procès, et six mois de sursis probatoire à l’encontre du passager de la voiture.

Il avait déjà été condamné à douze reprises et aurait incité son co-prévenu à « bombarder » tout au long du périple.

Le conducteur a lui écopé de neuf mois de prison ferme et de trois avec sursis probatoire.

Âgé aussi de 20 ans, il sera convoqué par un juge d’application des peines (JAP) pour voir comment il pourra purger ses neuf mois de prison ferme (incarcération, centre de semi-liberté, bracelet électronique…).

Surtout, les deux prévenus vont devoir payer une amende de 7.500 € aux douanes pour leur refus d’obtempérer, et une autre de 25 690 € pour le transport des stupéfiants.

La représentante de l’administration, qui en demandait le double, avait pointé « l’attitude assez folle » de ce jeune champion de boxe : il avait « roulé à 180 ou 200 km/h » sur l’autoroute et avait « pris un rond-point à l’envers »… alors qu’il n’a pas le permis de conduire.

À lire aussi

2 000 € le voyage

Cet ancien élève du lycée Brossaud-Blancho, fils d’une cadre à l’hôpital de Saint-Nazaire, a toutefois semblé moins impliqué dans le trafic de drogues que son passager, qui s’était en fait vu promettre 2 000 € pour ce convoyage entre la région parisienne et Saint-Nazaire.

Pour leur défense, leurs avocats avaient mis en avant leur « amateurisme » certain : ils n’avaient même pas pris assez d’argent pour payer le péage à l’aller, et avaient en cela attiré l’attention de la société autoroutière, qui avait dû leur ouvrir la barrière… en relevant leurs noms et plaque d’immatriculation.

Sur le chemin du retour, dans la panique, ils avaient aussi jeté leurs 10 kg de résine de cannabis sur l’autoroute.

« Les go-fasts sont devenus trop voyants »

La procureure de la République a expliqué aux juges nantais :

Vous êtes confrontés à un nouveau mode d’approvisionnement : comme les go-fast sont aujourd’hui devenus trop voyants, il est plus simple pour les trafiquants de gérer les stocks par de petits approvisionnements, avec de petites mains aux casiers judiciaires peu chargés 

Elle a aussi rappelé :

Mais 2 000 €, ce n’est pas forcément cher payé pour convoyer 50 000 € de marchandise : les prévenus risquaient dix et vingt ans de prison pour ces faits. Si ces deux maillons de la chaîne ne sont pas sanctionnés gravement, cela va accroître le sentiment d’impunité de leurs commanditaires

À lire aussi

Me Morgan Loret, l’avocat du passager, avait pour sa part fait part de ses doutes sur la « politique du chiffre » du parquet et la volonté d’envoyer « un message à la population » en matière de lutte contre les drogues.

« Remonter vers les gros »

L’avocat nazairien avait plaidé :

Plutôt que de taper sur les petits trafiquants, il faudrait mieux remonter vers les gros, fouiller davantage les enquêtes, ouvrir des informations judiciaires 

Le tribunal correctionnel de Nantes a néanmoins suivi à la lettre les réquisitions de la procureure de la République.

Partagez

Plus d'articles

Dossier Exclusif Covid-19

Comment protéger son épargne et ses investissements après la crise du Covid-19.

Dossier exclusif avec:

Comparez le rendement d'un livret A, et un investissement alternatif.

Une fiche de calcul simple pour évaluer le potentiel de rendement d’un investissement alternatif