Retraite : les pharmaciens poussent aussi pour le maintien de leur caisse – Capital.fr

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Capital : Comme d’autres professions vous demandez le maintien de votre caisse de retraite ?

Philippe Besset : Je ne me compare pas avec ce que peuvent demander et obtenir d’autres libéraux comme les avocats, mais je pense que tous ceux qui ont des systèmes spécifiques doivent être pris en compte. Les pharmaciens sont les seuls à disposer aujourd’hui d’un régime de capitalisation obligatoire et nous voulons le préserver. Nous demandons que ce soit notre caisse qui le gère comme c’est le cas aujourd’hui. Nous n’allons pas le confier à un fonds de pension américain. Nous pourrions faire en sorte que notre caisse, la CAVP, soit une des caisses en délégation de service public pour la gestion du régime universel et que, en plus, elle s’occupe de la gestion de la capitalisation.

Capital : Mais cela reviendrait à avoir un traitement à part du régime universel ?

Philippe Besset : Non. Nous pouvons inscrire cette particularité dans le régime universel. En ce sens, nous avons proposé au gouvernement qu’une partie des cotisations que nous verserons au régime universel soit affectée à ce régime de capitalisation obligatoire. Nous avons demandé 5 % jusqu’à trois plafonds de la Sécurité sociale, soit 120.000 euros. Cette demande est sur la table et nous attendons la réponse.

Capital : Vous souhaitez d’autres aménagements ?

Philippe Besset : Nous voulons que l’abattement d’un tiers de la CSG pour les indépendants soit bien inscrit dans la loi. Au départ il a été communiqué le chiffre de 33% puis nous avons entendu celui de 30%. Ce qui nous a agacé car entre 30 et 33% ce n’est pas pareil. Ces 33 % d’abattement et le changement d’assiette qui est aussi prévu permettent objectivement aux pharmaciens de garantir que, malgré l’augmentation de cotisation, l’effort contributif sera le même pour les pharmaciens, avec une pension améliorée. Ces promesses doivent être gravées dans le marbre et ne pas changer à l’occasion du projet de loi de financement de la Sécurité sociale de l’année prochaine ou de l’année d’après. Nous demandons aussi la garantie écrite que nous conserverons bien nos réserves.

Capital : Vous voulez aussi ne pas être exclu de la gouvernance du futur régime ?

Philippe Besset : Pour nous autour de la table il doit y avoir des patrons, des salariés mais il ne faut pas oublier les indépendants. Il faut une représentation de ceux qui sont leur propre patron. Nous pourrions très bien être représentés par l’UNAPL, l’Union nationale des professions libérales. Là encore pour le moment nous n’avons pas obtenu de réponse mais nous sentons que le gouvernement juge notre demande légitime.

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