Renault va-t-il devoir se trouver un autre partenaire que Nissan ? : le conseil Bourse du jour – Capital.fr

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Renault, venu à la rescousse de Nissan il y a 20 ans, a redressé de façon spectaculaire le constructeur automobile japonais, détenu actuellement à 43%. Depuis, l’alliance entre les deux géants a été une éclatante réussite, avec des synergies colossales à la clé. Reste qu’après 20 années d’un mariage fructueux, un divorce pourrait être dans l’air, rapporte le Financial Times. Il faut dire que ces dernières années, les relations entre les deux partenaires se sont dégradées. La fuite de Carlos Ghosn et ses propos incendiaires contre le système judiciaire nippon n’arrangent rien…

“Nous ne sommes pas surpris par de telles révélations provenant de sources anonymes du côté de Nissan, dont les agendas sont très clairs – ils pensent que Nissan serait mieux seul, et son redressement est entravé par Renault”, relève la Société Générale, qui a ramené de 50 à 40 euros (soit le cours actuel, NDLR) son objectif de cours sur l’action, après avoir abaissé ses prévisions de résultat opérationnel pour 2020 (-21%) et 2021 (-23%). Reste que les autres analystes financiers couvrant la valeur sont plus optimistes, leur objectif de cours ressortant en moyenne à 54 euros, soit un potentiel d’appréciation théorique de 28%, à l’heure où nous écrivons ces lignes.

Alors que dans le secteur automobile, la taille est déterminante pour amortir les frais de R&D et faire face aux importants investissements requis pour la transition vers la voiture électrique, Renault serait contraint de rechercher un nouveau partenaire, une fois séparé de Nissan. D’autant qu’un nouveau colosse tricolore va émerger avec l’adossement de Fiat Chrysler à PSA …

Que nous dit l’analyse technique ?

“Le titre Renault est clairement baissier à court et à moyen terme”, juge Nicolas Chéron, responsable de l’analyse marchés chez Saxo Bank, qui souligne “les plus hauts de plus en plus bas et les accidents baissiers fréquents sur l’année écoulée”.

En faisant fi des fondamentaux et en se basant uniquement sur l’analyse graphique, Binck.fr juge “que les 40 euros sont un seuil psychologique, pivot pour la suite. Cela fait déjà deux fois que les cours y réagissent, les acheteurs semblent défendre ce seuil, et la mise en place d’un rebond technique, à contre tendance, ne nous étonnerait guère ici”.

A contrario, en cas d’accélération sous les 40 euros, il conviendrait de ne pas s’efforcer à l’achat à contre tendance…

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