Réforme de l’assurance chômage : nouveau report en vue

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La réforme de l’assurance chômage de nouveau décalée. Crise sanitaire oblige, le second volet de la réforme de l’assurance chômage, censé entrer en vigueur au 1er avril, avait déjà été reporté au 1er septembre. Ce mercredi 8 juillet, le Premier ministre, Jean Castex, a annoncé sur RMC et BFMTV son intention de “décaler la mise en oeuvre” de la réforme de l’assurance chômage, dont les syndicats réclamaient l’abandon, sans donner plus de précisions. Indiquant qu’il “approuvait” cette réforme “faite au moment où la France avait (…) engrangé la plus forte baisse” du chômage et avant la crise du Covid-19, Jean Castex a estimé que “le fil conducteur, c’est la vie quotidienne des gens, donc on adapte nos outils aux réalités dans leur intérêt”.
Ce second volet de la réforme prévoit une refonte du mode de calcul de l’indemnisation chômage. Actuellement, cette indemnisation est calculée à partir des seuls jours travaillés par le demandeur d’emploi. Avec la réforme, l’indemnisation sera calculée à partir du revenu mensuel moyen. Les périodes d’inactivité seront donc prises en compte dans le calcul de l’indemnisation, ce qui baissera mécaniquement cette dernière. De quoi fortement pénaliser ceux qu’on surnomme les “permittents”, qui alternent des contrats courts avec des périodes d’inactivité.
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Pour rappel, le premier volet de la réforme de l’assurance chômage est mis en oeuvre depuis le 1er novembre 2019. Celui-ci a instauré, d’une part, une dégressivité des allocations chômage pour les hauts revenus. Les salariés de moins de 57 ans et qui avaient un revenu du travail supérieur à 4.500 euros brut par mois verront ainsi leur indemnisation réduite de 30% au début du septième mois d’indemnisation. Mise en suspens pendant le confinement, cette mesure devrait redevenir effective à compter du 1er août pour les personnes inscrites à Pôle emploi depuis le 1er novembre 2019.
D’autre part, et c’est le plus important, le premier volet de la réforme modifie les conditions d’ouverture des droits au chômage. Désormais, pour ouvrir des droits à indemnisation, il faut avoir travaillé 6 mois sur les 24 derniers mois, alors qu’auparavant il suffisait d’avoir travaillé 4 mois sur les 28 derniers mois. Lorsque Muriel Pénicaud était encore aux commandes du ministère du Travail, des discussions avec les partenaires sociaux avaient été lancées sur ce point. Et l’exécutif avait alors fait comprendre qu’il retoucherait cette mesure, pour revenir aux 4 mois de travail. Reste à savoir désormais ce qu’il en sera avec la reprise du dossier par Elisabeth Borne.
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