Quelle surface, dans quelle ville, pour quel budget ? Notre baromètre de l’immobilier – Le Parisien

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« Dans la continuité de ce que nous vivons depuis 2016, nous devrions conserver le même rythme d’activité cette année avec un volume de transactions supérieur à un million et une hausse des prix de 1,5 % sur l’ensemble du territoire (+ 5 % dans les dix plus grandes villes), prévoit-il, confiant. Le seul grain de sable qui pourrait venir gripper le marché serait la décision des banques de fermer le robinet du crédit, mais ce scénario ne semble pas d’actualité. »

Si le prix moyen au mètre carré en France a augmenté de 1,9 % en janvier par rapport à janvier 2019, c’est notamment dû aux grandes agglomérations, comme à Paris (+ 8 % sur un an), mais aussi à Lyon (+ 11 %), à Nantes (+ 9,5 %) et à Angers (+ 7,3 %). Ces villes, appréciées pour leur bonne santé économique, devraient continuer de séduire cette année les jeunes acheteurs et les primo-accédants.

« On peut s’attendre à ce que les prix sur place augmentent encore cette année compte tenu de la forte démographie de ces villes », remarque Thomas Lefebvre. Tout l’inverse de Nice ou de Bordeaux, respectivement en stagnation de -0,9 % et + 0,9 % sur un an. En cause, des prix au mètre carré déjà trop élevés pour les jeunes actifs à la recherche d’une première acquisition. « A Nice, s’ajoute aussi l’absence d’un marché de l’emploi suffisamment soutenu pour y attirer les jeunes actifs. »

À Marseille, il est possible de s’offrir, avec la même mensualité, un appartement de 78 m2, contre un 106 m2 à Dijon. Toujours très plébiscitées, les villes les plus dynamiques en termes d’emplois et de démographie comme Nantes, Rennes et Lyon montrent des signes de tensions. La baisse des taux d’intérêt ne suffit plus en effet sur place à compenser la forte hausse des prix.

Du côté des banques, il semblerait qu’elles se soient fixées pour 2020 le même volume de production de crédits immobiliers qu’en 2019. Elles semblent toutefois avoir pris soin de ne pas augmenter leurs objectifs alors qu’elles les ont dépassés d’environ 20 % en 2019, selon un professionnel. Pas sûr non plus qu’elles prêtent d’aussi grosses sommes qu’en 2019. Selon Laurent Vimont, président du réseau Century 21, il faut s’attendre à une contraction des montants attribués rendant « difficile à une partie des ménages de concrétiser leur projet d’achat. L’activité devrait en être affectée et amener à un ajustement des prix dans le courant de l’année. »

Autant de bémols qui ouvrent la voie à un retour au calme, à un atterrissage en douceur du secteur. Appelées fin décembre à respecter leurs marges, les banques commencent d’ailleurs à ajuster leur taux tout en conservant un niveau raisonnablement bas, concurrence oblige. Mais s’il paraît décisif, « le niveau des taux n’est pas le seul facteur qui soutient le marché et compense la hausse des prix de l’immobilier, rassure Thomas Lefebvre. La baisse du chômage et l’évolution des revenus des ménages jouent un rôle moteur essentiel dans le pouvoir d’achat des Français et cela devrait continuer en 2020, mis à part dans certaines villes déjà sous tensions comme Paris et Bordeaux. »

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