Pourquoi il faut miser sur les robots en Bourse

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La robotique a rendu heureux de nombreux investisseurs en actions sur la décennie écoulée. Et cette thématique structurellement porteuse pourrait bien encore faire des étincelles durant les années 2020 ! “Les robots sont en effet stratégiques pour de nombreuses entreprises, du fait du surcroît de productivité qu’ils permettent”, relevait dernièrement Frédéric Rollin, conseiller en stratégie d’investissement chez Pictet Asset Management, interrogé par Capital. Alors que le contexte actuel tend à encourager les mouvements de relocalisation (qu’appelle d’ailleurs de ses voeux l’Etat français), un tel phénomène pourrait doper les achats de robots par les entreprises, qui devront en effet “composer avec des coûts salariaux plus élevés”, souligne l’expert. Enfin, la robotique présente l’avantage d’être respectueuse de l’environnement.
Alors que la pandémie de coronavirus a rappelé la dépendance des entreprises à l’être humain, le retour “à la normale” de l’économie va “pousser la thématique de la robotique et de l’automatisation”, renchérit Mirabaud Securities, d’autant plus qu’il existe un besoin croissant d’améliorer l’efficacité de la production dans plusieurs secteurs, en particulier à la lumière du ralentissement de la croissance du PIB. “Avec la pénétration croissante des technologies de l’information dans l’industrie manufacturière et l’explosion de l’Internet industriel des objets (IIoT), le secteur de la robotique, déjà bien établi, entre dans un nouveau cycle de croissance à long terme qui devrait alimenter la demande de bon nombre des entreprises”, souligne l’établissement financier.
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L’Asie, moteur de la demande de robots
L’Asie (et la Chine en particulier) est le moteur de la demande en matière de robotique et d’automatisation. Entre 2010 et 2018, les installations annuelles de robots industriels dans la région Asie-Australie ont quadruplé, selon des chiffres rapportés par Mirabaud Securities, qui indique que “les entreprises chinoises achètent environ 37% des unités vendues dans le monde, et le reste de l’Asie (y compris le Japon) en achète environ 33%. La part de l’Europe dans les unités d’automatisation achetées s’élève à environ 18%, et les États-Unis représentent à peu près les 12% restants”.
La plus forte croissance de la robotique devrait venir de la Chine. En effet, dans l’Empire du Milieu, la densité de robots (nombre de robots installés par employé) est encore faible par rapport à celle des autres grands pays industrialisés. Et dans son treizième plan quinquennal, Pékin a mis l’accent sur la modernisation du parc industriel chinois via “un investissement massif dans les robots. Selon ce plan, d’ici 2049, les usines chinoises devront être les plus sophistiquées du monde, devant celles de l’Allemagne, du Japon ou des États-Unis”, souligne Mirabaud.
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Programmation, collaboration, numérique… de nouvelles tendances émergent
Les robots deviennent plus intelligents. Leur programmation et leur installation deviennent beaucoup plus faciles. “Des capteurs numériques combinés à des logiciels intelligents permettent des méthodes d’enseignement direct, dites de programmation par démonstration”, rapporte Mirabaud.
Grâce à leur capacité à travailler en tandem avec les humains, “les systèmes robotiques modernes sont capables de s’adapter à un environnement en rapide évolution”, souligne l’établissement. La gamme d’applications collaboratives proposées par les fabricants de robots ne cesse de s’étendre. “Actuellement, les applications d’espace de travail partagé sont les plus courantes. Le robot et le travailleur opèrent l’un à côté de l’autre, accomplissant des tâches de manière séquentielle”, indique-t-il.
Les robots communiquent maintenant entre eux. La “OPC Robotics Companion Specification”, développée par un groupe de travail conjoint du VDMA et de l’Open Platform Communications Foundation (OPC), “définit une interface générique standardisée pour les robots industriels afin de les connecter à l’Internet industriel des objets (IIoT)”, souligne Mirabaud.
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Comment miser facilement sur la robotique en Bourse, en lissant les risques ?
Pour profiter simplement des bonnes perspectives de la robotique, un investisseur français pourra passer par des fonds, souvent largement investis en actions américaines et japonaises, à l’image de Pictet Robotics ou Echiquier Robotics. Il existe aussi des trackers (produits de réplication sans effet de levier) dédiés, tels que le ROBO Global Robotics and Automation (code ISIN IE00BMW3QX54, cotation à Amsterdam) ou le Robotics & Artificial Intelligence ETF (code ISIN US37954Y7159, cotation au Nasdaq).
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