Petits et grands patrons, on ne les croyait pas aussi généreux face à la crise

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Des équipes techniques sur le pont de 7 à 23 heures. Le téléphone qui sonne toutes les minutes. Une activité multipliée par 40. Chez Hellocare, une plateforme de téléconsultation médicale, la vague du coronavirus s’est rudement fait sentir dans chacun des foyers de sa quinzaine de salariés. «On est passé de 50 à 2000 téléconsultations par jour», rapporte la chef opérationnelle de cette start-up, Mathilde le Rouzic, depuis son domicile de La Ciotat. Pour suivre la scolarité de ses enfants de 6 et 16 ans, la dirigeante a pu compter sur son mari. En revanche elle n’avait pas prévu un détail: à force de naviguer entre le canapé du salon et les chaises de la salle à manger, ses collaborateurs déploraient tous, après plusieurs jours de confinement, un sérieux mal de dos.
On vous parle de Mathilde le Rouzic. On aurait pu citer le nom de milliers d’autres chefs d’entreprise qui, dès le début mars, ont mis de côté leur compte d’exploitation et leurs fauteuils ergonomiques pour se mettre au service de la nation. Pour eux, il n’était plus question de facturer, mais d’aider. Start-up, PME, grands groupes, la mobilisation fut massive, pour continuer à faire tourner les secteurs vitaux de notre économie, pour parer à la pénurie de masques, pour soulager le travail des soignants, etc. Il faudrait un Vidal pour recenser toutes les initiatives. Un roman-fleuve pour saluer aussi le travail des anonymes, chauffeurs routiers, caissières des supermarchés, livreurs, auxiliaires de vie, policiers mais aussi experts comptables, avocats ou même agents de l’Urssaf (mais si!) submergés par les appels d’entreprises en détresse. L’ordre national de la Légion d’honneur aura l’embarras du choix.
Sans prétendre décerner des médailles, Capital a voulu d’ores et déjà saluer tous ces combattants d’une guerre économique pas ordinaire. Elle révèle l’incroyable capacité d’adaptation de nos industries, la place centrale du numérique, mais aussi l’esprit de solidarité qui habite bien plus souvent qu’on ne le croit nos entrepreneurs.
Il y a ceux qui ont fait des dons financiers (20 millions d’euros d’Hermès pour l’assitance publique-hôpitaux de Paris, l’AP-HP) ou de matériel, combinaisons, défibrillateurs ou kits de premier secours (Renault, PSA); ceux qui ont choisi de ne pas alourdir les finances publiques en prenant totalement à leur charge le chômage partiel de leurs collaborateurs (Chanel, Hermès); ceux qui ont anticipé le paiement de leurs fournisseurs fragilisés ou gelé leurs créances (Iliad, L’Oréal) comme Danone qui a budgété 250 millions d’euros pour soutenir les 15000 entreprises et agriculteurs qui gravitent autour de lui; les sociétés foncières qui ont suspendu les loyers des petits commerçants, comme la Compagnie de Phalsbourg dont le P-DG et unique actionnaire s’est «assis» sur 12 millions d’euros de loyers par mois, «une évidence», dit-il; ceux qui ont converti leurs chaînes de production pour produire des gels hydroalcooliques (Ricard, L’Oréal, les sucriers Tereos et Cristal Union) et des respirateurs; et ces innombrables jeunes pousses du numérique, comme Hellocare, qui ont mis gratuitement à disposition leurs services en ligne.
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Ces start-up, commençons par elles, ont fait preuve d’une étonnante réactivité, à l’image de Klaxoon. Dès le 6 mars, dix jours avant le confinement, Matthieu Beucher réunit ses collaborateurs au siège de Rennes pour leur annoncer le passage en gratuit de ses outils collaboratifs (réunions virtuelles, sondages internes, etc.). «Nos développeurs n’ont pas dormi de tout le week-end, et à peine la gratuité lancée, on avait 1000 demandes de connexion!», se souvient le fondateur qui comptait déjà 3000 entreprises clientes. Même organisation commando chez Klassroom, une solution d’école à distance. «Mon directeur technique a passé le week-end du 14 mars à reconfigurer nos serveurs, relate le fondateur Frank-David Cohen. Ça n’a pas suffi, le lundi matin, ils ont lâché. La vague était trop forte.»
La vague? Une déferlante, plutôt: avec la fermeture des écoles, Klassroom a vu débouler non plus 10000 nouveaux utilisateurs par mois, mais 250000 en une semaine. Le coup de semonce, l’éditeur de logiciels de cybersécurité Systancia l’a aussi ressenti. «Dix jours après l’annonce de la gratuité de notre solution de télétravail, on avait installé 400 nouveaux clients, c’est ce qu’on fait normalement en un an!, souligne à Mulhouse le patron Christophe Corne. De l’étude notariale à la grosse PME, on n’a refusé personne.»
Cet élan de solidarité pèsera lourdement sur leurs finances. Le coût des infrastructures de Klassroom est ainsi passé de 2000 à 10000 euros par mois. Chez Aircall, très gros acteur français du télétravail, le patron Jonathan Anguelov estime entre 2000 et 3000 euros de manque à gagner par jour suite au passage en gratuit. Pour Phenix, l’appli contre le gaspillage alimentaire, la note est lourde aussi. «Normalement, on perçoit 83 centimes sur chacun des 3000 paniers vendus chaque jour par les commerçants, détaille son fondateur, Jean Moreau. Là, cela fait quinze jours qu’on ne prélève plus rien.»
Beaucoup de ces start-up ont dû puiser dans les fonds levés précédemment pour tenir le choc, avec souvent l’approbation de leurs investisseurs. Et des équipes: chez Phenix, les 170 salariés ont par exemple approuvé à l’unanimité le choix de la gratuité. Et puis, tous se disent que les nouveaux clients, après avoir goûté à leur service, deviendront de fidèles utilisateurs. «C’est la preuve par l’usage, on voit des PME changer radicalement leur organisation grâce à nos outils», se réjouit Lionel Roux, dirigeant de Wimi, une plateforme de travail collaboratif en très forte croissance. Matthieu Beucher est encore plus optimiste: «On aura gagné cinq ans dans la digitalisation des entreprises.»
L’agilité des jeunes start-up d’un côté. La puissance opérationnelle des multinationales de l’autre. Plusieurs grands groupes se sont mis au service de l’Etat, palliant notamment le terrible cafouillage des autorités sur le dossier des masques et (c’était à craindre début avril) des tests de dépistage. Le patron de LVMH, Bernard Arnault, n’a ainsi pas tardé à constituer une «task force» autour de lui, «un vrai général en chef», décrit un proche du septuagénaire. Dès la fin février, quand l’Italie a commencé à flancher, les équipes R de la branche cosmétiques ont regardé comment créer du gel hydroalcoolique.
Puis mi-mars, le signal gouvernemental donné, trois sites, ceux de Givenchy à Beauvais, Christian Dior Parfums à Saint-Jean-de-Braye et Guerlain à Chartres, ont lancé la production à grande échelle, avec une centaine de salariés volontaires. Comme d’autres industriels, le groupe de luxe a été parfois confronté à des problèmes triviaux, comme l’impression des étiquettes avec les bonnes mentions légales. Très vite, les trois sites sont montés à 50 tonnes de flacons par semaine, distribués directement par LVMH aux hôpitaux de Paris, de l’Oise et de Chartres, ainsi qu’à la préfecture de police de Paris et à Air France.
En parallèle, la petite cellule de crise (acheteur, logisticien, R) autour de Bernard Arnault a lancé un appel à toutes les équipes chinoises pour trouver des masques parmi les nombreux sous-traitants du groupe. «Le produit est techniquement trop difficile à fabriquer dans nos propres usines», explique le secrétaire général, Marc-Antoine Jamet. Un fabricant a été identifié le vendredi 20 mars. Il était sur le point de dire oui à une commande de l’armée américaine. Mais LVMH a dégainé plus vite: 40 millions de masques dont un tiers de type FFP2, attendus début avril.
Car la logistique est lourde: Il faut rédiger les contrats, s’occuper du dédouanement, puis affréter les avions, ceux des transporteurs habituels de LVMH (Geodis et Bolloré Logistics), mais aussi les Antonov An-24 mis à disposition par l’Etat français. «Nous avons chaque jour une centaine d’échanges avec les cellules de crise de l’Elysée et du ministère de la Santé», rapporte Marc-Antoine Jamet. LVMH a aussi mis en alerte ses 24000 salariés en Chine pour trouver des tests et appareils de ventilation. Courant mars, ils avaient déjà identifié un fournisseur capable d’acheminer rapidement 160 respirateurs. Le P-DG a illico signé un chèque de 6 millions d’euros.
La filière textile n’a pas été en reste. Et cette fois, c’est l’union de nombreuses PME qui a apporté la force de frappe. Dans un premier temps, plusieurs ateliers ont dessiné de nouveaux patrons pour fabriquer des masques, comme les Tissages de Charlieu près de Roanne (42), 1083, une marque de jeans à Romans-sur-Isère (26) ou Lemahieu à Lille. Puis, sous l’égide du comité stratégique de filière des industries de la mode et du luxe, une coordination nationale s’est constituée pour confectionner des protections simples pour les salariés toujours au travail (ouvriers, caissières, pharmaciens, etc.) sur la base d’un référentiel commun validé par la Direction générale de l’armement (DGA). Mi-mars, 320 ateliers et fabricants de matières étaient en action un peu partout en France, avec une capacité de production de 600000 masques par jour, notamment grâce au concours de milliers de couturières à domicile, et un carnet de commandes de 9 millions d’unités. «Nous espérons que cette crise sera le point de départ d’une mode réinventée, locale, durable, innovante», témoigne Guillaume Gibault, président du Slip français, très impliqué dans cette coordination.
La filière auto, elle aussi, s’est mise en état d’alerte. Le Technocentre de Renault, à Guyancourt (Yvelines), a ainsi conçu un prototype d’écran facial (qui se place devant les masques) pour le personnel hospitalier, grâce aux imprimantes 3D de l’usine de Flins. Des milliers d’exemplaires ont été mis en production. Renault s’est aussi rapproché de Makers for life, un groupe de travail implanté à Nantes, auquel participent aussi Michelin, le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), STMicroelectronics… Objectif: fabriquer dans les plus brefs délais 500 respirateurs utilisés dans les phases de coma. Autre consortium, celui créé par PSA, Schneider Electric et Valeo pour aider Air Liquide à augmenter la production de ses respirateurs déjà référencés dans de nombreux hôpitaux. Un défi qui doit mobiliser 100 entreprises pour fournir 300 composants. «50 volontaires à notre usine de Poissy vont ainsi produire le bloc central du système», rapporte un porte-parole de PSA. Des salariés volontaires du service R du groupe basés à Vélizy-Villacoublay (78) devaient par ailleurs venir en renfort sur le site d’Air Liquide d’Antony (92). En contact constant avec le ministère de la Santé, le groupe a appelé cette délégation «la réserve PSA». Eloquent.
Chez Accor, c’est avec le ministre chargé de la ville et du logement Julien Denormandie et avec l’AP-HP que le P-DG Sébastien Bazin a eu les échanges les plus intenses. L’urgence pour eux: loger les sans-abri, alors que les 157000 places d’hébergement d’urgence étaient déjà saturées, donner un refuge aux victimes de violences conjugales (ou plus souvent aux maris, mis ainsi hors d’état de nuire), et loger au plus près de leur travail les médecins, infirmières et aides-soignants. Le 23 mars, une plateforme baptisée Coronavirus Emergency Desk Accor est ouverte, sur laquelle les publics concernés peuvent réserver une chambre. Une semaine après, 450 établissements, F1, Ibis, Mercure et Novotel, étaient en mesure d’accueillir 700 sans-abri et un millier de soignants. Gratuitement? «Nos franchisés, qui ont de lourds frais fixes, les ont loués à prix coûtant, 20 à 30 euros la nuit», explique Franck Gervais, DG Europe du groupe hôtelier. Autre initiative louable: la filiale traiteur du groupe, Potel et Chabot, a commencé à distribuer début avril 2000 plateaux par jour à l’AP-HP, à prix coûtant. «Nos équipes ont insisté pour que l’on garde le même niveau de qualité que d’habitude», indique encore Franck Gervais.
Chacun a aussi pu voir, à partir du 26 mars, l’affrètement de TGV médicalisés pouvant embarquer 28 patients en situation critique, sans soupçonner la logistique complexe que cela implique. Un train en amont ouvre le convoi avec des agents à chaque passage à niveau. Les trains sanitaires sont composés de deux rames au cas où l’une tomberait en panne et dotés de groupes électrogènes en cas de problème de courant sur une caténaire. A l’issu de chaque trajet, comme le Bordeaux-Nancy du 2 avril, les rames Covid-19 sont entièrement désinfectées, puis elles restent inutilisées pendant soixante-douze heures, le temps que les produits agissent. Quant aux conducteurs, des cheminots volontaires, ils étaient déjà formés à ce type d’exercice. «En 2019, nous avions travaillé sur le scénario d’un TGV médicalisé à préparer en urgence suite à un attentat, relate Christophe Fanichet, le P-DG de la branche voyageurs de la SNCF. C’est notre rôle de service public et une vraie fierté pour les cheminots.»
Et demain? En sortie de crise? Assistera-t-on à un grand soir éthique? Les entreprises deviendront-elles plus vertueuses? Les actionnaires moins gourmands? En finira-t-on avec la gréviculture? Les usines pharmaceutiques continueront-elles à fermer sur le sol européen? «C’est, sinon la fin, le début du recul du capitalisme mondialisé», prédit l’économiste Daniel Cohen. A confirmer!
Les patrons s’impliquent pendant la crise sanitaire
Jean Moreau (Phenix)Depuis le 13 mars, le fondateur de l’appli antigaspillage alimentaire a cessé de prélever sa commission de 83 centimes d’euro sur les 3000 paniers vendus chaque jour par les commerçants partenaires.
Camille Maillard et Lætitia de Roquemaurel (Cokpit)En rendant gratuite leur plateforme de mise en relation entre cadres retraités désireux d’effectuer des missions et TPE-PME, ces trentenaires issues de grands groupes ont renoncé à toute nouvelle rentrée de chiffre d’affaires pendant six semaines.
Christophe Corne (Systancia)Basé à Mulhouse, «dans l’œil du cyclone», cet éditeur de solutions de télétravail hypersécurisées rendues gratuites dès la mi-mars a dû gérer 400 nouvelles installations par semaine, soit ce qu’il gère normalement sur une année!
Jonathan Anguelov (Aircall)En plus d’un mois gratuit reconductible pour toutes les PME basculant en télétravail, il a offert sa solution de téléphonie par le cloud à toutes les associations et call centers dédiés au coronavirus, aux personnes âgées, à l’éducation à distance, etc.
Antoine Balourdet (Studizz)Plus d’une trentaine d’écoles du supérieur ont bénéficié de l’installation gratuite de son chatbot (outil de conversation) sur leur site alors que des milliers d’étudiants sont privés de journées portes ouvertes et perdus dans leur orientation.
Léopold Denis et Benjamin Brion (Moodwork)Depuis fin mars, près de 30000 personnes dans les hôpitaux et les Ehpad ont pu bénéficier d’un accompagnement psychologique gratuit sur leur site qui propose aux entreprises des outils d’écoute et de prévention du burn-out.
Frank-David Cohen et Damien Rottemberg (Klassroom)En rendant l’accès gratuit à leur appli de classe virtuelle aux enseignants et aux parents le temps de la crise du Covid-19, ils sont passés de 400000 utilisateurs à 650000, soit un coût d’infrastructure de leurs serveurs multiplié par 5!
Mathilde le Rouzic (Hellocare)En temps normal, sa plateforme de télémédecine engrange une cinquantaine de nouveaux abonnements par mois, à 45 euros. Gratuite le temps de la crise, elle a attiré 100 nouveaux médecins par jour, et le nombre de consultations est passé de 50 à 2000 quotidiennement.
Lionel Roux (Wimi)Quelque 60000 euros en trois mois: c’est le chiffre d’affaires auquel a renoncé ce spécialiste du travail collaboratif en rendant gratuites ses solutions de télétravail et de «webinar» (réunion directe via Internet). Plus de 3000 clients par mois se sont inscrits, contre 1000 normalement.
Matthieu Beucher (Klaxoon)Cette pépite tricolore d’outils de travail collaboratifs (réunion virtuelle, sondages internes, schémas de brainstorming, etc.) a basculé vers la gratuité totale début mars pour trois mois. Elle a dû gérer 1000 nouvelles demandes de connexion par jour.
Guillaume Gibault (Le Slip français)Il a coordonné la mobilisation de 320 PME textiles pour fabriquer gratuitement 600000 masques en tissu par jour destinés aux entreprises de l’agroalimentaire, de la distribution, de la gestion de l’eau et des déchets, notamment.
Philippe Journo (Compagnie de Phalsbourg)12 millions d’euros par mois: c’est le manque à gagner de ce promoteur immobilier, unique actionnaire de son groupe, qui a décidé d’annuler les loyers des 700 commerces non alimentaires contraints de fermer dans ses 85 centres commerciaux en France.
Florent Malbranche (Brigad)Maraîchage, cueillette, conditionnement, livraison… Pour répondre à ces besoins durant la crise sanitaire, sa plateforme normalement dédiée aux acteurs de l’hôtellerie-restauration a étendu gratuitement son offre aux agriculteurs pour palier leur manque de main-d’œuvre.
Emmanuel Marill (Airbnb)Le directeur de la filiale française du leader mondial de l’hébergement chez l’habitant a décidé d’accompagner chaque propriétaire offrant un logement gratuit à un soignant à hauteur de 50 euros par séjour pour les frais de ménage.
Emmanuel Faber (Danone)Le patron du géant de l’agroalimentaire s’est engagé à ne solliciter aucune aide de l’Etat durant la crise. En outre, il garantit tous les contrats de travail et les salaires de ses 100000 employés dans le monde.
Jean-François Schaff (Postelo)Basée à Pessac, sa plateforme de téléexpertise permet aux médecins généralistes de solliciter à distance l’avis d’un praticien hospitalier. Elle s’est ouverte gratuitement à tout hôpital, clinique ou groupe de soignants qui en ont eu besoin.
Guillaume Fourdinier (Agricool)Sa start-up d’agriculture urbaine qui fait pousser fraises, salades et aromates dans des containers à Paris et en proche banlieue a distribué gratuitement 1000 barquettes par semaine de ses produits aux personnels soignants des hôpitaux.
Guillaume Thomas (Aladom)Fondateur en 2008 du premier site Web dédié aux services à la personne, ce Rennais a rendu gratuit son service pour trouver gardes d’enfants, aides aux seniors et livraisons de course à domicile jusqu’à la fin de la crise sanitaire.
Jean-Marc Gilson (Roquette)A la tête du leader mondial des ingrédients d’origine végétale, il a reconfiguré l’usine de Lestrem (Pas-de-Calais) pour produire 5000 litres de gel hydroalcoolique par semaine destinés aux hôpitaux de Lille durant la crise sanitaire.
Bernard Arnault (LVMH)Le patron de LVMH a réuni une «task force» autour de lui pour lancer la production à grande échelle de gel hydroalcoolique et commander 40 millions de masques en Chine. Ses équipes ont aussi trouvé des fournisseurs pour importer des respirateurs.
Frank Gervais (Accor)Accor et son D-G Europe a répondu ont hébergé les sans-abri ainsi que les personnels soignants à proximité de leur lieu de travail. 450 de ses établissements (Ibis, Novotel…), proposaient leurs chambres à prix coutant, fin mars.
Christophe Fanichet (SNCF)Pour soulager le Grand Est et l’Ile-de-France, la SNCF affrète depuis le 26 mars des TGV médicalisés sous la direction de son DG Europe.
Yann Vincent (PSA)PSA mais aussi Schneider Electric et Valeo aident Air Liquide à augmenter sa production d’assistants respiratoires. C’est Yann Vincent, le directeur industriel, qui coordonne ces échanges impliquant une centaine d’entreprises.

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