Perpignan : crainte de coronavirus au tribunal et relaxe pour le prévenu italien par manque d’analyse au cannabis – lindependant.fr

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Samuel est commercial, la trentaine élégante, il présente bien. Même si, arrivant d’Italie, un masque antivirus lui est imposé.

Par la voix de son interprète, il explique posément au tribunal qu’il va bientôt être père, alors, il a voulu mettre un peu d’argent de côté. Quand on lui a proposé de transporter de la drogue de Séville à Milan, il a accepté. On lui faisait miroiter un paiement de 7 000 € pour convoyer du cannabis. Mais pas n’importe lequel : du pollen. D’une grosse valeur de revente, car rare et très fort. Mais lorsqu’il se présente au péage du Boulou, fin février, il est contrôlé par les douanes. Dans son coffre, 7 kg de drogue sont découverts.

Pour le défendre, il désigne un avocat Italien, Me Alexandro Maria Tirelli, et un conseil du barreau d’Aix-en-Provence, Me Yoann Strino. Ensemble, ils préparent la plaidoirie.

Me Strino commence par récuser une rétention douanière dont la date est étrangement supérieure à celle de l’avis qui la notifie au parquet. Mais, surtout, “est-on bien sûr que ce cannabis est illégal ? interroge l’avocat. Peut-être son taux de THC est-il inférieur à 0,2. Il n’y aurait dans ce cas aucune infraction. Peut-on me montrer les résultats d’une analyse effectuée à ce sujet ? Non, elle n’a pas été faite ”.

Et Me Strino de réclamer une relaxe alors que le parquet a requis 18 mois de prison avec maintien en détention.

Le tribunal fait du droit, il doit se plier à l’argument de la défense. Il prononce la relaxe du prévenu !
 

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