Patrice Amate : « A Trets et ses environs, personne n’a renoncé à son projet immobilier » | Seloger

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Quelles répercussions la crise sanitaire pourrait-elle avoir sur le marché immobilier provençal ?

En ce qui concerne les actes et les négociations qui étaient en cours avant le 16 mars, nous ne constatons pas d’abandon des projets immobiliers, qu’il s’agisse aussi bien des vendeurs que des acquéreurs. Le marché est totalement à l’arrêt depuis le 16 mars car nous ne pouvons pas recevoir de public et nos clients ne peuvent pas se déplacer pour aller visiter des biens. Mais nos annonces sont toujours diffusées sur les différents sites internet et nous recevons des demandes d’informations et même des demandes de visites à programmer à partir du 11 mai. Outre l’absence de clients, nous notons un comportement loin d’être alarmiste, de part et d’autre, et les répercussions devraient donc être minimes.

Doit-on s’attendre à une baisse des prix des logements à Trets et ses environs ?

Dans la mesure où aucun des vendeurs n’a retiré son mandat de vente ou n’a demandé une baisse du prix, nous ne devrions pas observer de baisse particulière. De plus, nous avons pu observer que tous les marchés boursiers ont chuté de 30 %, et beaucoup de personnes déçues par la bourse vont désormais se tourner vers l’immobilier en termes d’investissement, ce qui pourra asseoir les prix.

En revanche, la seule chose qui pourrait faire baisser les prix immobiliers serait l’augmentation des taux d’emprunt ou le durcissement de l’octroi de certains prêts bancaires par les banques. Mais à ce jour, ça n’est pas la politique du gouvernement d’ajouter de nouvelles difficultés donc le contexte devrait rester favorable.

Pourquoi est-ce important de poursuivre sa recherche et de ne pas renoncer à son projet même en période de confinement ?

Parce qu’en période « normale » nous sommes tous monopolisés par nos activités professionnelles et personnelles, et que le confinement nous offre du temps pour nous pencher sur d’autres projets. C’est le bon moment pour se rendre sur les sites internet dédiés, de comparer les offres, de demander des renseignements aux agents immobiliers, de faire le point sur les critères essentiels, d’autant que nous continuons de répondre aux clients. Il est donc recommandé de préparer la reprise, car à partir du 11 mai, chacun sera de nouveau très occupé, et tous ceux qui auront préparé le terrain seront plus réactifs et pourront visiter en priorité.

Patrice Amate, Président de la Société Immobilière de Trets

« Aucun acquéreur ne nous a retiré son mandat de vente et aucun acquéreur n’a renoncé à son acquisition. Nous constatons que l’envie d’avoir des projets est toujours là ! »

Quels conseils donner à celles et ceux qui voudraient être prêts dès que l’activité immobilière redémarrera ?

Le principal conseil, c’est de rester à l’affût, parce que même si les agences sont fermées, les annonces restent en ligne et elles sont consultables et les biens sont toujours à la vente. Profitez donc de cette période pour solidifier votre projet, n’hésitez pas à contacter les professionnels qui communiquent encore par internet ou par téléphone, pour être les premiers à visiter lors de la reprise.

Le confinement se vit différemment selon que l’on est en appartement ou que l’on a un jardin. Les biens avec un espace extérieur pourraient-ils bénéficier d’un regain d’attractivité ?

Ce que nous constatons, c’est que le confinement a donné des besoins d’air aux personnes. Nous avons de plus en plus de demandes sur des biens qui comprennent des espaces extérieurs.

« Il n’y a pas lieu de s’inquiéter et d’anticiper des situations qui n’existent pas »

Patrice Amate, Présidentt de la Société Immobilière de Trets.

Cela pourrait-il entraîner une sorte « d’exode urbain » ?

Tout à fait, nous nous apercevons que les Français se sont habitués au confinement et à ce nouveau rythme, et certains citadins ont des appréhensions à l’idée de retrouver le rythme effréné de la ville et de ses contraintes. Nombreux sont ceux qui ont envie de verdure et de calme. Donc effectivement, nous commençons à avoir quelques demandes de renseignements de la part de personnes qui habitent en ville et qui auraient envie d’un petit pavillon dans des secteurs plus calmes.

Cette tendance pourrait donc valoriser des secteurs plus reculés, plus ruraux ?

Absolument, et c’est la raison pour laquelle tout porte à croire que nous ne verrons pas de baisse des prix. Dans certains secteurs, la demande pourra augmenter et les prix vont, non seulement, se stabiliser mais ils remonteront. Il n’y a d’ailleurs pas lieu de souhaiter une baisse des prix. C’est un fantasme de la part de ceux qui n’ont aujourd’hui pas accès à l’immobilier parce qu’ils considèrent que les prix sont trop élevés. Mais il ne faut pas oublier que si les prix venaient à baisser, ça serait parce que les banques ne jouent pas le jeu, et ceux qui voudraient acheter grâce à la baisse des prix seraient en réalité les premiers écartés du système.

Au sortir du confinement, l’immobilier sera-t-il, plus que jamais, une valeur refuge ?

Bien-sûr, j’en suis persuadé car l’immobilier a traversé toutes les crises. La pierre a traversé la crise des subprimes, la crise de la bulle internet et sur les 30 dernières années nous avons connu 3 krachs boursiers. La seule valeur, qui a été refuge, a été l’immobilier dans tous les cas.

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