Pas question de desserrer les cordons du crédit immobilier

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Le Haut conseil de stabilité financière (HCSF) n’anticipe pour l’heure pas de crise sur le marché immobilier. Certes, « le marché immobilier et la production de crédit immobilier ont connu une diminution d’activité pendant la période de confinement », a observé, lors de sa réunion du 18 juin, cette instance chargée de surveiller le système financier en France. Mais elle « anticipe une reprise d’activité rapide sur ce segment ».

Elle a rappelé les règles qu’elle avait fixées fin 2019 à l’octroi d’un crédit immobilier, à savoir ne pas dépasser la limite de 33 % des revenus de l’emprunteur consacrés au remboursement et ne pas proposer d’emprunt d’une durée supérieure à 25 ans.

Le haut conseil est ainsi resté insensible aux arguments de ceux qui plaidaient à un assouplissement pour faire redémarrer plus vite le marché immobilier…

Les courtiers en crédit immobilier restent cependant mobilisés pour faire bouger le cadre de distribution des crédits immobiliers. « Il est dommage que cette règle du 33 % d’endettement maximum ne soit pas remplacée ou au moins associée à la notion de reste à vivre – comme c’était d’ailleurs le cas avant décembre 2019 -, cela permettrait une analyse prudente du dossier, mais plus en adéquation avec le concret », plaide Maël Bernier, directrice de la communication et porte-parole de Meilleurtaux.com.

« Il semble de bon sens de regarder quels sont les revenus restant après opération, car entre un couple qui gagne 2 800 euros au total et un autre qui gagne 5 000 euros, le reste à vivre avec 33 % d’endettement ne sera évidemment pas le même. » Même en dépassant de quelques points les 33 %, le reste à vivre du premier couple resterait très confortable, explique t-elle.

Davantage de dossiers refusés

Selon le courtier Vousfinancer, le durcissement des conditions d’octroi du crédit aurait fait grimper la part des dossiers refusés en 2020, il aurait atteint à mi-juin 9,8 %, contre 6,6 % à fin mai et 5,4 % sur la même période en 2019.

« Les signes de reprise sont très encourageants, mais ils pourraient être fragilisés par le contexte économique et le maintien des recommandations du HCSF qui contraignent les banques à refuser des dossiers qu’elles auraient financés l’an dernier, et ce, alors même qu’elles ont la volonté de prêter pour rattraper le retard de production lié à l’arrêt de l’activité durant le confinement », analyse Julie Bachet, directrice générale de Vousfinancer.

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