Pas de retraite pour le Président Emmanuel Macron

Share on facebook
Facebook
Share on google
Google+
Share on twitter
Twitter
Share on linkedin
LinkedIn

En pleine crise autour de la réforme des retraites, Emmanuel Macron a décidé de renoncer par avance à sa future retraite d’ancien président de la République, a indiqué l’Elysée, confirmant une information du journal Le Parisien. Le chef de l’Etat, qui a fêté ses 42 ans ce samedi 21 décembre, a également décidé de ne pas siéger à l’avenir au Conseil constitutionnel dont les anciens présidents sont membres de droit à vie, avec une indemnité de 13.500 euros.
Cette décision intervient alors que le mouvement de grève contre la réforme des retraites voulue par le chef de l’Etat se poursuit. Ce dernier a d’ailleurs a appelé depuis Abidjan à une “trêve” au 17e jour de la mobilisation. Mais selon l’Elysée, “il n’y a pas de volonté d’affichage”, seulement “une volonté de cohérence” de la part d’Emmanuel Macron. La présidence rappelle qu’il avait démissionné de la haute fonction publique le jour même de sa déclaration de candidature à la présidentielle en novembre 2016.
Nouveau système
Emmanuel Macron sera donc le premier président à renoncer au bénéfice de la loi du 3 avril 1955. En vertu de ce texte, les anciens chefs d’Etat se voient verser à vie, dès leur départ de l’Elysée, une pension équivalente au salaire d’un conseiller d’Etat, soit 6.220 euros bruts mensuels. Ce montant n’est soumis à aucune condition d’âge ni durée de mandat, ni plafond de revenus.
>> A lire aussi – Retraites : l’Américain BlackRock cache-t-il ses activités de lobbying en France ?
“Il a décidé qu’il ne s’appliquerait pas cette loi à court terme en 2022, ni en 2027 en cas de deuxième mandat”, a indiqué l’Elysée. A la place, “un nouveau système sera créé dans le cadre du futur régime universel par points” pour les pensions des chefs de l’Etat. Selon l’Elysée, la cohérence veut que la loi de 1955 ne s’applique plus à aucun président à l’avenir.
La décision de ne pas siéger au Conseil constitutionnel relève elle aussi d’une certaine cohérence puisque la mesure figure dans le projet de réforme constitutionnelle qui attend encore de voir le jour. Des deux prédécesseurs de M. Macron, François Hollande a renoncé de lui-même à y siéger alors que Nicolas Sarkozy a démissionné du Conseil constitutionnel en 2013 suite à l’invalidation par cette instance de ses comptes de campagne pour l’élection présidentielle de 2012.

Plus d'articles

Dossier Exclusif Covid-19

Comment protéger son épargne et ses investissements après la crise du Covid-19.

Dossier exclusif avec:

Comparez le rendement d'un livret A, et un investissement alternatif.

Une fiche de calcul simple pour évaluer le potentiel de rendement d’un investissement alternatif