Municipales : à Montpellier, l’incroyable percée du “clown”, Rémi Gaillard — l’évolution des sondages dans les grandes villes

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Article mis à jour le 6 mars à 10h32 : c’est la surprise du chef… à Montpellier, un sondage Ifop pour Midi Libre place l’humoriste Rémi Gaillard en quatrième position avec 9% des intentions de vote, à neuf jours du premier tour des élections municipales. Pas mal, pour le “clown” auto-revendiqué de cette campagne, qui se paie le luxe d’envisager une qualification au second tour et de distancer le député LREM Patrick Vignal (5%), soutenu par la majorité présidentielle. Malgré sa pole position dans ce sondage, le maire sortant Philippe Saurel (19%) bénéficie d’un socle plutôt fragile. Mais il profite de l’émiettement des candidatures écologistes, divisées en trois listes distinctes. L’homme d’affaires Mohed Altrad (12%) et Michaël Delafosse (11%), candidat soutenu par le PS et le PC, complètent le podium.

Article mis à jour le 5 mars à 11h32 : Louis Aliot est-il en passe de conquérir Perpignan ? Selon un sondage BVA pour Europe 1, le candidat soutenu par le Rassemblement national (RN) renforce son leadership en vue du premier tour. Avec 35% des intentions de vote, il dispose désormais de onze points d’avance sur son principal concurrent, le maire sortant Jean-Marc-Pujol (LR), qui stagne à 19%. Romain Grau (LREM) et Agnès Langevine (EELV-PS) se partagent la troisième marche du podium avec 15% chacun. La pole position de Louis Aliot au soir du 15 mars paraît donc en très bonne voie. Mais il reste à savoir si le député RN aura les réserves de voix nécessaires pour transformer l’essai, le dimanche suivant. En 2014, Jean-Marc-Pujol (LR) l’avait largement devancé au second tour, avec 55% des suffrages.

Article mis à jour le mercredi 4 mars à 11h30 : Edouard Philippe en ballotage favorable dans sa ville du Havre. En campagne depuis le début du mois de février, le Premier ministre peut croire à ses chances de victoire, six ans après son élection triomphale dès le premier tour des élections municipales de 2014, avec 52% des voix. Toutefois, le match devrait être plus serré, selon les enseignements d’un sondage Ifop, rendu public le mercredi 3 mars. Crédité de 42% des intentions de vote, Edouard Philippe serait, cette fois, confronté à un second tour. Il devrait a priori y retrouver le candidat communiste Jean-Paul Lecoq (25% au premier tour) – soutenu par La France insoumise – et l’écologiste Alexis Deck (16%), tous deux bien partis pour se qualifier. Précision utile, cette enquête a été réalisée avant l’annonce par le Premier ministre du recours au 49-3 pour faire adopter la réforme des retraites, qui a eu lieu samedi 29 février dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale.

Article mis à jour le mardi 25 février à 16h30 : Selon une enquête Ifop pour France Bleu Azur, le maire niçois Christian Estrosi (LR) recueillerait 49% des intentions de vote au premier tour des élections municipales, le 15 mars prochain. Un score royal pour l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy, qui devance largement ses opposants. Forte du soutien de l’ex-président d’Anticor, Jean-Christophe Picard, la liste écologiste de Jean-Marc Governatori fait tout de même bonne figure (14%). Philippe Vardon, candidat du Rassemblement National (RN), arrive en troisième position avec 13% des intentions de vote.

À Toulouse, la prime au sortant semble également jouer en faveur de Jean-Luc Moudenc. Selon un sondage Ifop, le maire — soutenu par LREM, LR, le Modem et l’UDI — a de fortes chances d’être réélu en mars, puisque 41% des électeurs de la ville rose seraient prêts à voter pour lui au premier tour. En deuxième position, la liste écologiste menée par Antoine Maurice recueillerait 25% des suffrages. Soutenue par le Parti socialiste (PS), Nadia Pellefigue (14%) peut, elle aussi, envisager une qualification au second tour.

Article mis à jour le jeudi 20 février à 16h00 : Philippe Poutou est la star inattendue de la campagne bordelaise. Selon un sondage BVA pour Europe 1, le candidat anticapitaliste obtiendrait 12% des voix au premier tour des municipales, prévu le 15 mars prochain. Soutenu localement par La France insoumise (LFI), il coifferait le candidat LREM Thomas Cazenave (11%) et peut envisager d’être présent au second tour. De son côté, le maire sortant Nicolas Florian fait toujours la course en tête avec 40% des intentions de vote au premier tour. Fort du soutien des Républicains, ainsi que du MoDem et Agir, le successeur d’Alain Juppé semble avoir les atouts en main pour conserver les clefs de l’Hôtel de ville. Même si l’écologiste Pierre Hurmic (30%) — soutenu par EELV et un aréopage de partis de gauche —qui séduit de nombreux électeurs bordelais, est en embuscade en vue du second tour.

Article mis à jour le mercredi 19 février à 14h00 : Plein soleil sur la campagne de Rachida Dati. Selon un sondage Odoxa pour Le Figaro et CGI, la candidate recueillerait 25% des intentions de vote au premier tour des municipales. Elle devance Anne Hidalgo pour la première fois, même si la maire sortante (23%) est loin de s’effondrer. Dans le premier sondage depuis le retrait de Benjamin Griveaux, Agnès Buzyn, qui l’a remplacé au pied levé, fait une entrée en matière correcte avec 17% des intentions de vote, soit un point de plus que son prédécesseur, dans une enquête précédente. En revanche, la désillusion guette Cédric Villani. Le dissident de la majorité, qui talonnait récemment le candidat d’Europe Ecologie – Les Verts (EELV), David Belliard (14%), ne pointe plus qu’à 7% des intentions de vote. Au second tour, l’institut Odoxa prévoit un succès de la maire sortante, en cas d’alliance avec les listes EELV. Un attelage socialiste-écologiste remporterait 42% des suffrages, devant Les Républicains (33%) et le camp macroniste réuni (25%).

Article mis à jour le mercredi 12 février à 11h42 : Selon un nouveau sondage BVA pour Mag2Lyon, le candidat EELV Grégory Doucet pourrait créer la surprise, lors des municipales des15 et 22 mars prochain. Avec 19% des intentions de vote au premier tour, il talonne le candidat LREM Yann Cucherat (22%), qui bénéficie pourtant du soutien du maire sortant, Gérard Collomb. Investi par Les Républicains, Etienne Blanc reste en embuscade avec 18% des intentions de vote, selon l’institut BVA. La triangulaire qui se dessine en vue du second tour pourrait accoucher d’une énorme surprise, puisque le candidat écologiste Grégory Doucet (36%) des voix arriverait en tête devant Yann Cucherat (32%) et Etienne Blanc (32%).

Article mis à jour le mardi 11 février à 16h20 : À Bordeaux, le maire sortant est favori. Dans le sondage Ifop-Fiducial pour Cnews du jour, Nicolas Florian fait la course en tête (38%). Le candidat de la droite devance la liste Europe Ecologie – Les Verts menée par Pierre Hurmic (30%). Malgré le soutien d’Emmanuel Macron, le candidat LREM Thomas Cazenave, enregistre un recul de trois points par rapport aux dernières estimations disponibles. Troisième, il recueillerait seulement 13% des voix au premier tour des municipales, selon cette nouvelle enquête. Une mauvaise nouvelle pour le chef de l’Etat.

A quelques semaines des élections municipales des 15 et 22 mars prochain, les intentions de vote se précisent. En étudiant les résultats des sondages réalisés au cours des douze derniers mois, nous avons établi une carte électorale intégrant 17 villes de plus de 100.000 habitants. Ce document sera mis à jour régulièrement. En l’absence de sondages assez récents, des villes comme Saint-Etienne, Le Havre ou Rennes n’apparaissent pas dans le classement.

Dans le détail, les maires sortants apparaissent déjà comme les potentiels grands gagnants des prochaines élections. Plusieurs d’entre eux font la course en tête dans les sondages. C’est le cas d’Anne Hidalgo à Paris, de Hubert Falco à Toulon ou encore de Joël Bruneau à Caen. À l’inverse, les municipales semblent mal engagées pour le parti présidentiel, qui jouera son implantation territoriale lors de ce scrutin et de celui des élections régionales de 2021.

Dans les villes que nous avons retenues, seuls les candidats La République en marche (LREM) de Lyon et Nancy se hissent à la première place. Après la déconfiture des élections européennes, Les Républicains (LR) vont-ils regoûter à l’ivresse des succès électoraux ? C’est tout à fait envisageable à Bordeaux, Toulouse, Reims et Nice, quatre bastions détenus par la droite.

Ce scrutin pourrait également être celui de la percée d’Europe Ecologie Les Verts (EELV). Le parti de Yannick Jadot souhaite confirmer ses bons résultats des élections européennes de 2019. D’après les derniers sondages, les candidats écolos sont en mesure de l’emporter à Strasbourg, Rouen et Grenoble. Premier parti de France en mai dernier, le Rassemblement national (RN) paraît moins bien armé pour le scrutin qui s’annonce. Avec Louis Aliot, Perpignan est la seule ville de plus de 100.000 habitants où le parti de Marine Le Pen domine les sondages.

Balayé lors de la présidentielle en 2017, le parti socialiste résiste plutôt bien à Paris, Lille et Nantes. Dans ces trois villes, Anne Hidalgo, Martine Aubry et Johanna Rolland sont en passe de décrocher un nouveau mandat.

>> Lire aussi : L’Assemblée refuse de lever l’immunité d’un député, cité dans une affaire de détournements de fonds publics

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