Monoprix convainc la CFDT et la CFE-CGC d’accepter l’ouverture après 21h

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La fin d’un long feuilleton ? Alors que le tribunal de grande instance de Nanterre avait, en novembre dernier, interdit à l’enseigne d’ouvrir ses magasins après 21h, deux accords viennent d’êtres signés avec les syndicats pour ces ouvertures nocturnes. En effet, comme le rapporte Le Parisien, Monoprix vient de trouver un point d’entente avec la CFE-CGC et la CFDT, qui représentent 66 % des salariés, concernant le “travail de nuit”.
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Le premier accord concerne les 14 magasins situés dans des zones touristiques internationales. Les salariés pourront désormais bénéficier d’une prise en charge par une société de VTC pour rentrer chez eux lorsqu’il n’y a plus de transports en commun. “C’était déjà le cas, mais c’était juste spécifié dans une annexe du précédent accord. Le tribunal avait jugé que ce n’était pas suffisant. Nous l’avons donc intégré dans le nouvel accord. Nous avons aussi obtenu d’autres avantages, comme des sandwichs pour les salariés”, explique dans les colonnes du Parisien Adrien Guellec, secrétaire national en charge du commerce non-alimentaire au sein de la fédération des services CFDT.
La CGT, vent debout
2.700 employés de 127 magasins Monoprix sont concernés par l’ouverture après 21h. Du “travail de nuit” effectué sur la base du volontariat. “Cet accord répond à l’attente d’une majorité d’entre eux pour qui ce travail de nuit est un gain de pouvoir d’achat alors que les contreparties sont importantes”, se félicite Adrien Guellec. Si du côté de la CFDT, on se réjouit d’avoir trouvé un tel accord, ce n’est absolument pas le cas à la CGT. “Nous sommes opposés sur le principe au travail de nuit. On nous dit que c’est sur la base du volontariat. Mais nous savons tous que ces salariés préféreraient être chez eux à 21 heures”, affirme Marie-Christine Aribart, déléguée syndicale centrale, citée par Le Parisien.
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Si la CGT n’a pas encore annoncé son intention d’attaquer ces nouveaux accords, elle assure que le combat est loin d’être terminé. “Nous nous battons contre le travail de nuit depuis 2006. Nous allons continuer à le faire et voir quelle réponse apporter.” Le feuilleton est donc encore loin d’être terminé.

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