Minimum de pension, majoration pour enfant… qui profite le plus des dispositifs de solidarité de retraite ? – Capital.fr

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À l’heure de la discussion au Parlement sur la réforme des retraites, voici une étude qui pourrait attirer l’attention des parlementaires. La Drees, organisme de statistique rattaché au ministère de la Santé, publie un dossier sur les profils qui profitent le plus des dispositifs de solidarité à la retraite dans le régime actuelle. Elle prend notamment en compte dans son étude le minimum de pension, les trimestres acquis “gratuitement” pour la naissance ou l’éducation d’un enfant ou encore la majoration de pension pour trois enfants et les dispositifs de départs anticipés. La pension de réversion ne rentre pas dans ces dispositifs. En 2016, dans leur ensemble, ces mécanismes représentaient en moyenne 16 % des pensions perçues, soit 43,8 milliards d’euros.

L’étude relève que quasiment tous les retraités (93%) bénéficient de ces dispositifs. Toutefois, tous les profils n’en profitent pas à la même hauteur. Tout dépend de votre situation professionnelle, de votre niveau de rémunération ou encore de votre sexe et de votre nombre d’enfants. Comme on parle de solidarité, en toute logique, ils profitent en priorité aux plus modestes. “Pour les retraités qui perçoivent une pension inférieure à 680 euros par mois, les dispositifs de solidarité représentent 49 % des montants versés”, détaille le dossier. Mais les retraités les plus aisés ne sont pas totalement exclus des dispositifs. Ainsi, pour le quart des retraités aux pensions les plus élevées, soit 1.900 euros ou plus, la part de solidarité dans leur pension s’élève à 10 %.

Autres principales bénéficiaires, les femmes. Les dispositifs de solidarité représentent 22 % de leur pension contre 12 % pour les hommes. Des chiffres qui s’expliquent notamment par le fait qu’elles profitent quasiment exclusivement des majorations de durée d’assurance accordées au titre de la naissance et de l’éducation des enfants. Ce dispositif leur permet d’obtenir des trimestres supplémentaires pour partir plus tôt à la retraite ou éviter des décotes. La Drees note aussi que leur niveau de pension étant plus faible, elles sont davantage concernées par le versement d’un minimum de pension : “50 % des femmes voient leur pension portée au minimum, contre 28 % des hommes”, note l’étude. Mais à l’inverse, elles bénéficient moins que les hommes des départs anticipés au titre de la catégorie active de la fonction publique ou de la carrière longue. Enfin, si elles ont trois enfants ou plus, grâce à la majoration de pension, les mères perçoivent 42 % de leurs revenus au titre des dispositifs de solidarité, contre 17 % pour les pères.

La proportion plus ou moins grande à bénéficier de la solidarité varie aussi en fonction de votre statut. Elle est de 22,1 % dans la fonction publique contre 13,3 % dans le privé. Un écart qui s’explique principalement par les départs anticipés octroyés aux catégories actives de la fonction publique et accordés à certaines professions particulières comme les militaires, les pompiers ou encore les policiers. La Drees ajoute à ce constat que “la part de la solidarité est plus importante dans les régimes de base (20,8 %) que dans les régimes complémentaires (4,3 %)”, car certains dispositifs comme le minimum de pension ou les départs anticipés n’existent pas. Or, contrairement aux salariés, les fonctionnaires n’ont pas de régime complémentaire.

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