Manche : sa petite-copine lui fournissait du cannabis au parloir

Share on facebook
Facebook
Share on google
Google+
Share on twitter
Twitter
Share on linkedin
LinkedIn

La cour d’appel de Caen a condamné à 18 mois de prison, avec maintien en détention, un homme pour acquisition, récidive de détention et usage de stupéfiants alors qu’il était détenu à Coutances. Condamné à deux ans ferme en première instance, ce dernier a reconnu que son amie lui fournissait du cannabis au parloir.

« Mets la came entre tes fesses »

L’enquête avait démarré en octobre 2019, après deux « parachutages » à la maison d’arrêt de Coutances. Ces colis, jetés par-dessus le mur de l’établissement et tombés dans la cour, comprenaient un téléphone, un chargeur et 15 grammes de cannabis.

L’exploitation des téléphones a permis de faire le lien entre le détenu, âgé de 26 ans, et sa petite copine de l’époque. Dans leurs échanges, il était notamment question d’autres « livraisons » à l’intérieur de la prison, via le parloir, qui ont eu lieu à cinq ou six reprises.

« Tu mets la carte SIM dans la bouche et la came entre les fesses », conseillait, par exemple, l’homme, tout en lui recommandant des opérations pour leur trafic extérieur. La femme se livrait en effet à un trafic de stupéfiants en lien avec deux autres hommes. Lors d’une permission de sortie, le détenu a d’ailleurs rendu visite à l’un d’eux à Condé-sur-Vire, accompagné de sa compagne.

Les quatre protagonistes de cette affaire, âgés de 25 à 33 ans, ont tous été condamnés à de la prison ferme, entre 6 mois et 2 ans, par le tribunal correctionnel de Coutances en janvier dernier.

Transféré depuis à la prison de Rennes, le mis en cause se défend en disant qu’on a voulu le mettre à une place qui n’est pas la sienne.

« Je baise la France, j’en ai rien à foutre »

« Pourquoi, en sortant de l’audience de janvier avoir déclaré : Je baise la France, j’en ai rien à foutre ? », l’interroge l’avocat général, qui demande la confirmation de la peine prononcée en première instance.

Le prévenu rétorque :

J’ai vu le monde s’écrouler sous moi, parce que j’avais le plus petit des chefs d’inculpation par rapport aux autres. Je regrette mes mots, bien sûr que j’aime mon pays.

Habituellement domicilié à Saint-Pair-sur-Mer, l’homme compte 12 mentions à son casier judiciaire, avec une problématique de stupéfiants « ancienne ». Il a déclaré consommer des stupéfiants depuis ses 13 ans, mais avoir cessé la cocaïne et l’héroïne depuis 2014.

Dans une lettre lue devant les juges, il assure avoir cessé toute consommation début 2019, pour plusieurs mois, avant un accident de travail « destructeur », qui a entraîné une rechute.

Plus d'articles

Dossier Exclusif Covid-19

Comment protéger son épargne et ses investissements après la crise du Covid-19.

Dossier exclusif avec:

Comparez le rendement d'un livret A, et un investissement alternatif.

Une fiche de calcul simple pour évaluer le potentiel de rendement d’un investissement alternatif