Managers, pouvez-vous céder aux avances d’un(e) employé(e) ?

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Dans une récente affaire, le responsable d’exploitation d’une société de transports en commun avait été congédié pour faute grave, en particulier pour avoir envoyé un peu trop de sextos à une collaboratrice. Il conteste son licenciement devant la cour d’appel de Versailles et obtient partiellement gain de cause. En effet, plusieurs salariés ont attesté que la salariée, qui travaillait à l’accueil, tentait ouvertement de le séduire et avait eu une attitude provocatrice à son égard.
L’employeur porte cette décision devant la Cour de cassation. Celle-ci relève, d’une part, que la salariée bien que se plaignant de harcèlement sexuel, avait répondu aux SMS de son manager, sans que l’on sache lequel des deux avait pris l’initiative d’adresser le premier message à l’autre, ni qu’il soit démontré que le directeur avait été invité à cesser ses envois ; d’autre part, qu’elle avait adopté sur son lieu de travail une attitude très familière de séduction envers son responsable. Dès lors, en l’absence de toute pression grave ou de toute situation intimidante, hostile ou offensante à l’encontre de la salariée, l’attitude ambiguë de la jeune femme excluait que les faits reprochés à son supérieur puissent être qualifiés de harcèlement sexuel. La faute grave n’est donc pas retenue.
>> A lire aussi – Que faire si je suis victime de harcèlement de la part de mon chef ?
En revanche, le licenciement du responsable est considéré comme justifié. En effet, les juges ont noté qu’il avait, depuis son téléphone professionnel et de manière répétée pendant deux ans, adressé à une salariée dont il avait fait la connaissance sur son lieu de travail et dont il était le supérieur hiérarchique, des SMS au contenu déplacé et pornographique. Un tel comportement lui faisait perdre toute autorité et toute crédibilité dans l’exercice de sa fonction de direction au sein d’une entreprise de plus de 100 collaborateurs (Soc., 25/09/2019). Bref, draguer une salariée aguicheuse n’est pas du harcèlement sexuel. Mais pour garder son emploi, mieux vaut s’en tenir à une certaine modération.
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