L’épargne-retraite d’entreprise en progression

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Le Perco est sorti de l’ombre en dix ans


Source : AFG


L’épargne-retraite collective a fait un nouveau bond en avant en 2019. Les entreprises étaient en effet, au 31 décembre, 264 000 à proposer à leurs salariés le plan d’épargne-retraite collectif (Perco) ou son successeur, le PER d’entreprise collectif. Soit 48 000 de plus qu’à la fin de l’année 2018, selon les chiffres publiés par l’Association française de gestion (AFG).

C’est la première fois qu’une telle progression annuelle est enregistrée. (Pour mieux visualiser cette hausse, de 22 %, sur le graphique ci-dessus, cliquez dans la légende sur « salariés bénéficiaires » afin de retirer de l’affichage la courbe des salariés.) Etaient ainsi dotés d’un tel dispositif, en fin d’année dernière, 3,153 millions de salariés, contre 2,789 millions un an auparavant (+ 12 %). Quant au montant total placé sur ces plans, il est passé de 16,6 à 20 milliards d’euros sur la même période.

« Cette hausse importante de l’encours (+ 21 %) est due à la fois à une collecte positive (les placements, moins les retraits) de 1,8 milliard d’euros et à la bonne performance des marchés sur l’année 2019, l’épargne-retraite étant en partie investie en actions », rapporte Arnaud Jacoulet, directeur épargne salariale et retraite à l’AFG.

Les versements 2019 sur ces plans d’épargne-retraite spécifiques (2,9 milliards d’euros) sont – pour résumer très schématiquement – issus pour un gros tiers de la participation et de l’intéressement versés par les entreprises, pour un autre tiers des abondements de l’employeur, et pour un dernier petit tiers des versements volontaires des salariés et de transferts (de jours de repos, à partir d’un compte épargne-temps ou d’autres plans d’épargne salariale).

Une décennie porteuse pour le Perco

Créé en 2003, sous le nom, barbare, de plan partenarial d’épargne salariale volontaire pour la retraite (PPESVR), le Perco est resté relativement confidentiel durant ses premières années d’existence, avant de se voir insuffler une dynamique nouvelle par plusieurs réformes, notamment celles votées en 2006, 2010 et 2015.

Il connaît depuis un essor quasi constant, que ce soit en matière d’encours (montant total placé) ou de nombre de salariés et d’entreprises concernés. Entre fin 2010 et fin 2019, le nombre de salariés bénéficiaires a été multiplié par 4,5, le nombre d’entreprises équipées a plus que doublé, et l’encours a été multiplié par cinq.

Quant à la hausse importante du nombre d’entreprises participantes enregistrée sur l’année 2019, « elle s’explique en partie par la suppression au 1er janvier 2019 du forfait social [contribution patronale] dans les entreprises de moins de 50 salariés et, pour l’intéressement uniquement, dans celles de mois de 250 salariés », estime M. Jacoulet. « Mais également, ajoute-t-il, par la communication faite l’an dernier sur la réforme de l’épargne-retraite, par les pouvoirs publics et les médias, et par la forte mobilisation des professionnels du secteur de l’épargne salariale. »

Percée du nouveau PER d’entreprise collectif

Les chiffres communiqués incluent le nouveau PER d’entreprise collectif, le successeur du Perco, créé par la loi relative à la croissance et la transformation des entreprises, dite Pacte, et commercialisé depuis octobre 2019 (les Perco peuvent toujours être ouverts jusqu’en octobre 2020 et les anciens dispositifs pourront être conservés même après).

Après trois mois d’existence, ce nouveau plan était déjà présent au 31 décembre 2019 dans plus de 100 000 entreprises, pour 320 000 salariés, avec un encours de 3 milliards d’euros, précise l’AFG. « Un début encourageant », souligne M. Jacoulet. Il s’agit à la fois de transformations de Perco en PER et de créations de PER.

Cette dynamique se poursuivra-t-elle en 2020, malgré la crise liée à la pandémie ? « Si les montants versés aux salariés au titre de la participation et de l’intéressement ne devraient pas être impactés, car calculés sur les performances 2019 des entreprises, il reste à voir ce que les salariés feront de ces sommes – s’ils choisiront de les placer sur un plan d’épargne salariale ou de les percevoir directement parce qu’ils auront besoin d’argent. Et aussi ce qu’il adviendra de leur capacité d’épargne de long terme », répond M. Jacoulet.

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