L’offensive des départements pour obtenir la tutelle sur les maisons de retraite

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Entre les grands barons des territoires et le secteur du grand âge, le gouvernement va devoir rapidement imposer un cessez-le-feu. L’Association des maires de France, l’Association des départements de France (ADF) et celle des régions de France ont rendu publique, mercredi 8 juillet, leur « contribution au Ségur de la santé », dans laquelle elles souhaitent que le département soit le seul « pivot des politiques médicosociales et sociales ». Cette antienne décentralisatrice est un chiffon rouge pour les fédérations et les syndicats représentatifs des maisons de retraite.

Réunies sous la bannière « Territoires unis », les trois associations d’élus locaux souhaitent que le « rôle des Agences régionales de la santé (ARS) » soit restreint « au seul champ sanitaire », alors qu’elles copilotent aujourd’hui les Etablissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) avec les départements.

« Il faut un seul pilote dans l’avion ! »

En effet, aujourd’hui, ce sont les ARS et les départements qui donnent leur feu vert pour la création de chaque établissement et qui contribuent ensemble aux financements. « Cette double tutelle nous prive de souplesse pour l’embauche des personnels, déplore Didier Fuchs, directeur de l’Ehpad Bartischgut, à Strasbourg. L’ARS et le département n’ont pas forcément les crédits disponibles au même moment pour financer conjointement des postes d’aide soignantes. »

« Le chef de filât » sur le secteur des Ehpad « doit être clairement reconnu aux départements dans la future loi grand âge et autonomie » promise par l’exécutif à l’automne, affirme Frédéric Bierry, patron du Bas-Rhin, étiqueté Les Républicains, et président de la commission des affaires sociales de l’ADF. Le « new deal départemental » dont rêve l’ADF permettrait de réduire les lourdeurs administratives pour les directeurs, fait valoir M. Bierry. Les crédits d’assurance-maladie aujourd’hui gérés par l’ARS seraient « délégués » aux départements, qui auraient seuls la liberté de fixer le montant des dotations. « Il faut un seul pilote dans l’avion ! Ce qui n’exclut pas que l’Etat conserve un rôle de stratège et de contrôle », s’exclame Olivier Richefou, président (UDI) du département de la Mayenne. Les départements sont déjà responsables du secteur de l’aide à domicile. Leur confier les Ehpad, fait valoir l’ADF, permettrait de « décloisonner » les deux filières.

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