L’improbable demande de l’Iran à l’encontre de Donald Trump

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C’est une demande tout ce qu’il y a de plus officielle. L’Iran accuse formellement Donald Trump de “meurtre et terrorisme”. La république islamique a ainsi annoncé, via son agence de presse officielle Fars, avoir émis un mandat d’arrêt contre le président des États-Unis. Au cœur de cette demande : la mort de Qassem Soleimani, l’un des principaux personnages du régime iranien et à la tête de l’unité d’élite du Corps des Gardiens de la révolution islamique Al-Qods.
Le 3 janvier dernier, Donald Trump avait en effet ordonné une frappe de drone contre un convoi iranien à Bagdad (Irak) avec l’objectif de tuer le numéro deux officieux du régime iranien. Cette offensive américaine était intervenue trois jours après un raid des milices pro-iraniennes contre la “zone verte” de Bagdad où son regroupées les lieux de pouvoir occidentaux en Irak, dont l’ambassade des Etats-Unis. L’affaire avait alors provoqué une escalade dangereuse des tensions entre Washington et Téhéran.
“Combine politique”
Six mois après, c’est sur le plan judiciaire que l’Iran a décidé de répondre à l’action américaine. La république islamique poursuit formellement Donald Trump et 35 autres personnes responsables, à divers niveaux, du raid contre Qassem Soleimani. Elle a également demandé l’aide d’Interpol pour arrêter le président américain, détaille l’agence Fars. Enfin, Téhéran a sollicité l’organisation policière internationale pour émettre une “notice rouge” contre Donald Trump, soit une demande d’arrestation à des fins d’extradition. La notice ne constitue cependant pas à proprement parler un mandat d’arrêt international.
>> A lire aussi – L’Iran envoie un deuxième pétrolier au Venezuela, qui dispose pourtant des plus grandes réserves mondiales
Si Interpol accédait à cette demande, il s’agirait d’un signal extrêmement fort envoyé à la communauté internationale, qui se doit de coopérer avec l’organisation. Reste que cette requête n’a aucune chance d’aboutir et que cette demande de l’Iran est avant tout symbolique. L’émissaire américain pour l’Iran, Brian Hook, a ainsi affirmé qu’il s’agissait d’une “combine politique”.

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