Lidl condamné pour “faute inexcusable” suite au suicide d’un salarié

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La famille de Yannick Sansonetti a obtenu gain de cause. Elle se bat depuis plusieurs années pour faire condamner Lidl après le suicide de cet employé de l’enseigne de hard discount, retrouvé pendu sur son lieu de travail dans l’entrepôt Lidl de Rousset, dans les Bouches-du-Rhône, en 2015. 20 Minutes révèle que la cour d’appel d’Aix-en-Provence a confirmé la condamnation de Lidl dans cette affaire. L’entreprise va devoir verser 90.000 euros à la famille de Yannick Sansonetti, comme l’avait décidé le tribunal des affaires sociales en juillet 2018. Elle devra aussi verser 2.000 euros supplémentaires à la mère et la veuve de la victime.
A l’époque, la justice s’était appuyée sur deux rapports du Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail et de l’Inspection du travail. Ils estimaient que la victime avait subi “un processus de dégradation de l’état de santé psychologique… Le suicide est l’aboutissement de ce processus”. Des “agissements répétés de harcèlement moral”, de la “surcharge de travail”, de la “pression” et des “propos dénigrants” avaient été soulignés. Lidl avait fait appel de cette condamnation.
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Colère de la famille
Mais l’audience a par la suite été reportée à plusieurs reprises, provoquant la colère de la famille de Yannick Sansonetti, dont le suicide avait été rendu médiatique après la diffusion en 2017 d’une enquête de Cash Investigation, l’émission d’Elise Lucet, sur le harcèlement au travail. “C’est vrai qu’une telle procédure contre une entreprise comme Lidl, c’est énormément d’énergie”, expliquait Nicolas Sansonetti, le frère de la victime, à 20 Minutes en mai dernier. “Et on n’a pas les mêmes moyens. Chaque recours, c’est une nouvelle baffe dans la tête. J’y laisse mes finances en frais d’avocat, mon moral, ma vie. Ils tablent sur le fait que les familles s’épuisent, et n’aillent pas jusqu’au bout.”
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Selon la cour d’appel, les salariés de Lidl étaient soumis “à une amplitude de travail journalière déraisonnable, leur ajoutant des missions de façon imprévisible, sans leur donner de moyens de travail adaptés aux objectifs donnés mais en mettant systématiquement en doute leur capacité de travail”, précise 20 Minutes. Lidl n’a pas encore annoncé si un recours serait déposé devant la Cour de cassation après cette nouvelle décision défavorable.

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