Les travailleurs britanniques refusent les offres d’emplois dans les fermes

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Alors que des milliers de travailleurs britanniques avaient répondu à un appel national pour aider à cueillir des fruits et légumes dans les fermes en recherche de main-d’œuvre, The Guardian révèle qu’ils sont finalement très nombreux à avoir rejeté les offres d’emploi. À l’heure de cueillir laitues et asperges, des cabinets de recrutement spécialisés dans les travaux agricoles ont révélé que moins de 20% des candidats britanniques étaient en réalité disposés ou capables d’assumer des postes dans les fermes.
L’Alliance des fournisseurs éthiques de travail (The Alliance of Ethical Labour Providers) a indiqué que sur les 36.000 candidatures reçues, seules 6.000 personnes avaient accepté un entretien pour un poste. Concordia, l’une des trois sociétés de recrutement de l’alliance, a assuré qu'”à ce jour, 900 personnes ont explicitement rejeté les postes que nous avons offerts et que 112 seulement ont à l’inverse accepté les offres d’emplois dans une ferme britannique”. 
La longue durée des contrats en cause
L’entreprise a précisé dans The Guardian que les principaux obstacles cités par les travailleurs britanniques refusant le poste étaient la durée du contrat, l’emplacement de la ferme et l’incapacité de travailler à temps plein en raison des responsabilités exigées par le poste. Un autre cabinet de recrutement de l’alliance, Hops, a également rapporté que seulement 9% de ceux qui avaient terminé le processus de recrutement étaient finalement admissibles aux emplois auxquels ils candidataient.
>> À lire aussi – L’incroyable nombre de candidatures reçues pour aller travailler dans les champs
“Certains disent qu’ils ne peuvent pas s’engager à 40 heures par semaine, certains ne peuvent s’engager que pendant quelques semaines alors que certains postes peuvent être à temps plein pendant huit semaines et certains peuvent même aller jusqu’à six mois”, a déclaré Sarah Boparan, la directrice des opérations chez Hops, au Guardian. Les travailleurs britanniques ayant dû arrêter de travailler pendant la durée du confinement ne peuvent en effet s’engager à long terme puisqu’ils devront reprendre leur travail habituel après le confinement. 
La directrice du cabinet de recrutement a assuré que, même s’ils n’étaient pas en mesure d’embaucher tous ceux qui ont présenté une candidature, il y avait un processus d’éducation de la population en cours sur le travail agricole. Celui-ci pourrait avoir un impact durable après le Brexit, lorsque les plans du parti conservateur empêcheront l’arrivée de travailleurs mal rémunérés et peu qualifiés qui viennent au Royaume-Uni de l’étranger. Le Royaume-Uni fait actuellement revenir des travailleurs d’Europe de l’Est par charter. Des centaines de travailleurs roumains sont revenus cueillir des asperges et des laitues.
Les travailleurs ont répondu à l’appel à soutenir l’agriculture britannique
“Nous sommes très heureux de voir autant de gens candidater et tellement reconnaissants qu’ils aient répondu à l’appel à soutenir l’agriculture dans ce pays et nous apprécions leur patience car certaines des cultures ne sont pas encore prêtes et de nouvelles offres de postes vont être proposées”, assure Sarah Boparan. Selon elle, le plus fort du recrutement de travailleurs agricoles ne commencera pas “avant la fin du mois de mai pour la plupart des exploitations agricoles”.

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