Les règles d’accueil à l’école bientôt assouplies ?

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Seuls 22% des élèves ont repris l’école en France, mais la situation pourrait évoluer. Les enfants ne sont pas des super contaminateurs, comme on le pensait. Une étude du pédiatre Robert Cohen montre que dans 9 cas sur 10 un enfant est contaminé par un adulte. Le ministre de l’Education serait prêt à revoir sa copie, selon Le Parisien. Jean Michel Blanquer avait annoncé qu’il n’y aurait pas d’allègement du protocole sanitaire avant la rentrée de septembre mais du côté de la rue de Grenelle, “on est prêts à desserrer si les autorités sanitaires nous disent qu’on peut y aller”. Il s’agirait de revoir le protocole très strict en vigueur depuis le 11 mai, soit la distance d’un mètre minimum entre les tables, à la récréation, les repas en classe plutôt qu’à la cantine, etc.
Le président du conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, a de son côté parlé d’”un assouplissement des règles de repas en classe ou des conditions de détente en récréation”. Mais il rejette un relâchement en ce qui concerne “la vie scolaire”. Les règles de distanciation resteraient en place. En Belgique, les écoliers n’ont plus besoin de se tenir à un mètre l’un de l’autre. Selon l’infectiologue Yazdan Yazdanpanah, “on va parfois un peu trop loin”. Membre du conseil scientifique, il juge la situation “complexe” et il affirme “qu’il faudra peut-être rediscuter du protocole en fonction de l’âge et de la région concernée”.
Plusieurs voix s’élèvent pour demander un assouplissement
Le pédiatre Robert Cohen souhaite lui aller plus vite car les vacances approchent. “On ne peut pas en permanence appliquer des mesures trop sévères, ce n’est pas une course de 100m, c’est un marathon”, affirme-t-il. Il dénonce “l’inertie administrative” et réclame de la souplesse. D’autres voix s’élèvent pour demander une décision rapide, car les risques se multiplient, le décrochage scolaire ou encore la surexposition aux écrans.
Le secrétaire général de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) affirme que ces restrictions désorganisent “nos 150.000 entreprises, car nous ne savons pas sur quels salariés nous pouvons compter”, précise Jean Eudes du Mesnil. De plus, ces salariés qui gardent leurs enfants sont souvent en chômage partiel et cela a un coût, puisque 15% restent à la charge de l’entreprise. “Ou alors, pour ne pas devoir les mettre en activité partielle, nous les maintenons en télétravail, mais avec des enfants à la maison, vous imaginez la productivité ! Donc plus tôt l’école reprendra, mieux ce sera pour nous”, affirme Jean Eudes du Mesnil.
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La secrétaire générale du Snuipp-Fsu le reconnaît. Ce serait “un soulagement”, affirme Francette Popineau au Parisien. Cependant, les données seraient contradictoires. “On nous dit que les enfants sont moins contagieux, or une autre étude du professeur Drosten dit qu’ils pourraient l’être autant que les adultes. Laquelle est la plus probante ?” se demande la syndicaliste.

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