Les associations auxquelles on peut donner en confiance… et celles dont il faut se méfier

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Inédit. De mémoire de trésorier d’association, on ne souvient pas d’un exercice aussi médiocre que le cru 2018, avec une baisse des dons de 3% à 4%, selon le réseau Recherches & Solidarités. Entre l’annonce de la hausse de la CSG pour les retraités, principaux donateurs, les craintes sur le devenir du dégrèvement fiscal avec le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu, ou encore la réforme de l’ISF qui a réduit le nombre de foyers assujettis à cet impôt et pouvant profiter d’une déduction en envoyant de l’argent aux fondations, tout a concouru l’hiver dernier à la déprime. Sans parler de la crise des Gilets jaunes en pleine période critique de collecte, 40% des dons étant effectués entre octobre et décembre.
Courriers dans les boîtes aux lettres, démarchage et quête dans la rue, campagne dans les médias, collecte en ligne… Les sollicitations ne vont donc pas manquer ces prochaines semaines pour faire rentrer les dons. Alors, être généreux, bien sûr. Mais pour qui ? Les bonnes causes ne manquent pas. Seulement, le choix dépend aussi de la certitude que son argent sera utilisé à bon escient. C’est l’objet de cette nouvelle enquête exclusive sur les associations, la sixième du genre. Pas question évidemment de contrôler seulement que la part consacrée aux œuvres soit la plus élevée possible.
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Les modes de fonctionnement (avec ou sans bénévoles, avec ou sans établissement à gérer) et de financement (avec ou sans subventions publiques) interdisent une comparaison sur ce seul indicateur. Voilà pourquoi nous avons aussi épluché tous les rapports financiers des associations et vérifié qu’elles étaient en bonne santé. Ni trop riches, signe que l’argent dort. Ni trop pauvres, signe que leur gestion est à revoir.
A ce sujet, rassurons les donateurs : la majorité des grands organismes est plutôt bien gérée. Cependant, pour certaines et non des moindres, il y a encore des efforts à faire en matière de transparence. A l’heure où nous bouclions, nous attendions ainsi les derniers comptes détaillés de Sol en Si, bien connue pour s’occuper des enfants malades du sida, ou encore de Sea Shepherd, cette association très en pointe dans la défense des animaux.
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Les principales associations passées au crible

Méthodologie
Afin de réaliser cette nouvelle édition sur les associations caritatives, nous nous sommes appuyés sur les comptes certifiés qui doivent être publiés au «Journal officiel». Les données présentées sont tirées du tableau «compte d’emploi annuel des ressources». Le montant des ressources est celui du total disponible en 2018.
Les dons et legs constituent ce qu’offrent les particuliers. Les trois ratios (frais de fonctionnement, frais de collecte et part consacrée aux missions sociales), eux, sont calculés par rapport au «total des emplois de l’exercice inscrit au compte de résultat.» Nous nous sommes aussi penchés sur la santé financière des associations, avec notamment leurs éventuels excédents ou insuffisances et le niveau de leur trésorerie par rapport à leurs charges d’exploitation. Enfin, leur transparence financière sur leur site a aussi joué dans notre estimation finale.

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