Les actions américaines résistent, mais l’emploi et l’économie inquiètent : le conseil Bourse du jour – Capital.fr

Share on facebook
Facebook
Share on google
Google+
Share on twitter
Twitter
Share on linkedin
LinkedIn

Les actions américaines ont signé un rally imposant depuis le plancher majeur de mars dernier. Mais dernièrement, l’indice de volatilité (VIX, “indice de la peur” et baromètre des craintes des investisseurs en actions, à Wall street) s’est redressé. Il faut dire que la loi sur la sécurité nationale proposée par la Chine pour l’ancienne colonie britannique de Hong Kong “pourrait être votée dès cette semaine, ce qui pourrait provoquer des tensions accrues entre Washington et Pékin”, souligne Saxo Bank.

Par ailleurs, deux discours du président de la Réserve Fédérale des Etats-Unis ont fait apparaître “des doutes sur la vitesse de la reprise économique, alors que l’administration américaine maintient toujours vivace l’hypothèse d’une reprise en V. Au cours de ces discours, les inquiétudes de Jerome Powell se sont surtout exprimées sur la question du retour à l’emploi, le président de la Fed craignant que des millions d’américains, notamment dans le secteur des services, peinent à retrouver un emploi rapidement malgré la reprise”, rapporte IG France.

Alors qu’aux Etats-Unis, la production et l’emploi restent, entre autres indicateurs, à des niveaux très inférieurs à ceux d’avant la pandémie, la Fed a souligné que le rythme de la reprise était “extrêmement incertain” et dépendrait du “succès à contenir le virus”, rapporte l’AFP. Or, de nouveaux foyers de Covid-19 sont apparus en Californie, en Floride et au Texas, trois États très peuplés. Saxo Bank évoque de son côté “des records mondiaux de mortalité par habitant dans le New Jersey et l’Etat de New York”, précisant qu’à ce jour, les Etats-Unis enregistraient plus de 2,5 millions de cas pour 125.803 décès.

Les profits des sociétés américaines cotées sont en berne

Et sur le front des profits, les perspectives restent peu engageantes. D’après FactSet, les bénéfices des entreprises du SP500 “vont chuter de 44% au deuxième trimestre par rapport au deuxième trimestre 2019, soit la plus forte chute depuis le quatrième trimestre 2008. Avec l’impact le plus fort sur le secteur pétrolier, où plusieurs faillites sont déjà intervenues”, rapporte IG.

Que dit l’analyse technique ?

Après un rebond historique de plus de 45% en onze semaines, le SP500 “a mis une halte à sa progression depuis le 8 juin. La pression baissière demeure toutefois contenue puisque les cours ont à peine corrigé 23,60% de leur progression précédente et continuent d’évoluer au-dessus de la zone de support à 2.955 points”, note Laurent Albie, gérant de Next Momentum et membre de l’Association française des analystes techniques (AFATE).

Tant que cette zone sera préservée, le maintien d’un biais haussier en direction d’objectifs plus élevés “reste légitime”, selon le gérant, et “doit être conservé”. Les paliers successifs sont les suivants : 3.233 (pic du 8 juin), puis 3.328 (borne haute du gap baissier du 24 février) et enfin 3.393 (sommet historique), juge l’expert.

Mais si, a contrario, le support à 2.955 points “devait rompre dans les prochaines semaines sous la pression vendeuse, les cours pourraient se déprécier jusqu’à la zone de 2.764-2.710 points (-10% à partir des niveaux actuels), avant de retrouver la faveur des investisseurs”, selon lui.

>> Rejoignez le Club Capital des Boursicoteurs sur Facebook (cliquez sur l’image)

This content was originally published here.

Plus d'articles

Dossier Exclusif Covid-19

Comment protéger son épargne et ses investissements après la crise du Covid-19.

Dossier exclusif avec:

Comparez le rendement d'un livret A, et un investissement alternatif.

Une fiche de calcul simple pour évaluer le potentiel de rendement d’un investissement alternatif