Les actions américaines ont-elles “mangé leur pain blanc” ? : le conseil Bourse du jour – Capital.fr

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Wall Street affiche une santé particulièrement insolente, au vu du désastre économique provoqué par la pandémie de coronavirus. L’annonce, ce jeudi, de la poursuite de l’explosion du chômage aux Etats-Unis (ressortie proche des attentes) n’a pas vraiment fait vaciller les actions américaines, qui affichent un impressionnant rally de près de 30% depuis le point bas de mars, en dépit de la multiplication de mauvaises statistiques économiques (dans le monde comme au pays de l’oncle Sam), éclipsées par l’action massive de la Réserve fédérale des Etats-Unis et une stimulation budgétaire de tous les records, qui alimentent les espoirs de reprise rapide une fois la pandémie derrière nous.

Si les actions américaines ont surperformé depuis la crise financière de 2008-2009, “c’est parce que les bénéfices par action (BPA) ont progressé plus rapidement outre-Atlantique”, relève Louis D’Arvieu, gérant chez Amiral Gestion. Pour autant, deux facteurs majeurs de soutien aux BPA sont en train de disparaître, selon l’expert. D’abord, “le déséquilibre entre la part de la valeur ajoutée revenant au capital et celle revenant au travail atteint des records. Cet écart par rapport au reste des pays développés est apparu dès 2000 pour s’accentuer franchement à partir de 2006 en faveur du capital. Cette situation paraît de plus en plus insoutenable à l’heure où la question des travailleurs pauvres est au cœur du débat électoral”, juge le gérant.

Ensuite, les rachats d’actions massifs (qui ont mécaniquement augmenté le ratio profits sur nombre d’actions et donc les BPA) opérés par les sociétés américaines cotées ces dernières années, souvent par recours à l’endettement, “vont fortement diminuer, voire se faire remplacer par des augmentations de capital visant à réduire cet endettement stérile pour l’économie”, avertit Louis D’Arvieu, qui souligne que le “scandale actuel autour des compagnies aériennes aux Etats-Unis illustre bien ce changement de perception des rachats d’actions”.

Il faut dire qu’après “avoir réinvesti 100% de leur génération de trésorerie en rachats d’actions au cours des trois dernières années, celles-ci se voient exsangues et contraintes de recourir en masse à l’aide gouvernementale pour survivre”, dénonce l’expert.

On peut aussi s’inquiéter du déficit budgétaire “record pour un haut de cycle économique” et d’une crise sanitaire “plutôt mal gérée” outre-Atlantique, dont les conséquences économiques sont “encore loin d’être parfaitement chiffrées”, souligne le gérant, qui dit faire preuve de la plus grande prudence vis-à-vis des actions américaines.

Que dit l’analyse technique ?

Le S&P500 a dernièrement échoué sur la zone de résistance majeure de 2.882-2.935 points (point de passage, entre autres du retracement de Fibonacci de 61,8% de la baisse enregistrée entre le sommet de février et le creux de mars). Une prochaine reprise de la baisse est attendue. A la hausse, le S&P500 rencontrerait une autre forte résistance à 3.000-3.025 points.

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