L’épidémie repart dans le Grand Est

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Ce sont des chiffres qui peuvent inquiéter. Comme l’expliquent Europe 1 ou Sciences et avenir, une hausse des cas de coronavirus est signalée depuis quelques jours dans la région Grand Est et notamment dans la Marne, la Meuse et la Meurthe-et-Moselle. Dans ces trois départements, le seuil de vigilance du taux d’incidence, l’un des nouveaux indicateurs définis par les autorités, a été franchi. Comprendre, plus de 20 personnes ont été infectées sur une semaine sur une population de 100.000 habitants, ce qui signifie que l’épidémie ne ralentit plus dans ces départements.
Ce taux a triplé ces derniers jours et est largement supérieur à celui des autres départements français. “Ce sont les départements français qui pratiquent le plus de tests. Plus on pratique de tests, plus on va trouver de cas infectieux”, explique Michel Vernay, responsable de la cellule Grand Est à Santé Publique France, à Europe 1. “C’est en réalité une opportunité, car plus on découvre de cas, plus on peut faire du contact tracing et isoler ces cas contagieux. Et donc, in fine, casser les chaînes de transmission”, ajoute-t-il.
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Bientôt en zone orange ?
Cet argument sur le nombre de tests, qui expliquerait cette hausse du nombre de cas recensés, est mise à mal par Sciences et avenir, selon qui celui-ci aurait baissé (21.286 tests réalisés contre 25.283 la semaine précédente). Le taux de positivité, qui n’est donc pas lieu au nombre de tests, a aussi augmenté sur la même période dans la Marne, la Meuse et la Meurthe-et-Moselle. Même chose pour le facteur de reproduction du virus, comprendre le nombre de personne que contamine une personne infectée. Dans ces trois départements, il était supérieur à 1 au 28 mai (dernière date à laquelle il a été mis à jour). Or, comme l’expliquait Olivier Véran, le ministre de la Santé, le 28 mai dernier, si ce “facteur R” est supérieur à 1, “cela veut dire que chaque porteur du virus va transmettre le virus à plus d’une personne et donc l’épidémie augmente”.
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“Nous sommes dans la configuration de fin février début mars, quand le virus circulait à bas bruit. Il est important de conserver les gestes barrières. (…) Nous sommes plus prêts que nous ne l’étions à l’époque”, a tenté de rassurer sur LCI le docteur Jérôme Marty, président de l’Union française pour une médecine libre. Pour tenter d’expliquer ces cas, Éric Freysselinard, le préfet de Meurthe-et-Moselle, a reconnu sur actu.fr une “imprudence dans des moments privés, fêtes des voisins, réunions familiales”. “J’envisage d’envoyer la police municipale ou nationale dans les bars pour vérifier que les mesures de distanciation et de port du masque par les serveurs, de vérifier que les grandes surfaces imposent bien le port du masque comme je l’avais demandé”, a-t-il ajouté. Europe 1 précise toutefois que la Meuse et la Meurthe-et-Moselle pourraient repasser en zone orange selon les consignes des autorités, même si aucune information à ce sujet n’a filtré.

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