“L’économie mondiale subira sa pire récession depuis la Grande Dépression des années 30”

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Le 15 avril, le FMI a considérablement diminué ses prévisions de croissance et a enjoint les responsables politiques d’injecter de la liquidité sur les marchés financiers et de soutenir les ménages et les entreprises frappés de plein fouet par la pandémie. L’organisation s’attend à ce que l’économie mondiale subisse sa plus forte récession depuis la Grande Dépression, avec une contraction de l’activité qui pourrait avoisiner les -3% en 2020. L’élément le plus frappant est probablement le fait que le moteur de la croissance de l’Asie soit complètement à l’arrêt ce qui aura pour conséquence une croissance nulle en 2020 dans cette région du monde.
Dans les pays de l’OCDE, les perspectives sont encore moins réjouissantes : la récession pourrait atteindre -5,9% aux États-Unis et -7,5% dans l’Union européenne. Les dernières enquêtes de l’OCDE auprès des entreprises et des ménages, publiées la semaine du 13 mars, ne rendent pas encore compte du véritable impact de la pandémie de COVID-19 sur la confiance à l’égard du secteur privé. Nous devrions en savoir davantage lorsque les prochaines enquêtes seront publiées, le 12 mai.
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Depuis le début de l’année, la confiance à l’égard des entreprises du secteur privé a commencé à s’éroder. La baisse la plus notable a été observée pour la confiance des consommateurs. L’indice est passé sous le seuil des 100 pour la première fois depuis novembre 2014, à 99 précisément en mars, ce qui laisse présager un pessimisme qui s’accentuera dans les prochains mois. Le taux de variation exprimé en glissement annuel est également négatif et ressort actuellement à -0,6%. Nous pensons que cette tendance négative va s’accélérer dans les prochains mois car l’impact du coronavirus sur la demande et sur la consommation sera plus visible. Dans la mesure où nous sommes confrontés à la crise économique la plus grave depuis 1929, il est probable que la confiance des ménages s’effondre sous son niveau le plus bas dans l’Histoire, soit 97,1, atteint début 2009.
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La confiance dans le secteur manufacturier est également en chute libre, mais cette tendance s’est amorcée avant la crise, en raison de la guerre commerciale qui a opposé la Chine aux États-Unis et de la décélération marquée du commerce international. Le coronavirus ajoute de l’incertitude et des difficultés économiques à une situation déjà compliquée.
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En mars 2019, l’indice s’établissait à 100,2 (signe d’optimisme pour l’avenir) et il ressort désormais à 99,2 (signe de pessimisme), son niveau le plus bas depuis l’automne 2009. Le taux de variation exprimé en glissement annuel ressort à -0,9 %. Il est évident que cette baisse va se poursuivre compte-tenu de la conjoncture économique exceptionnelle.
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Christopher Dembik, responsable de la recherche macroéconomique chez Saxo Bank

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