Le virus a muté et serait désormais plus infectieux

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Un rapport franchement pas rassurant. Selon une étude publiée jeudi 2 juillet dans la revue Cell, la variante du SARS-CoV-2, actuellement présente dans le monde, serait probablement plus contagieuse que celle apparue en Chine, au début de la pandémie, rapporte Sciences et Avenir. “Il semble que le virus se réplique mieux et puisse être plus transmissible, mais nous en sommes toujours au stade d’essayer de le confirmer. Mais il y a de très bons généticiens des virus qui travaillent là-dessus. Nous ne savons pas encore si une personne s’en sort moins bien avec elle ou non”, a commenté Anthony Fauci, directeur de l’Institut des maladies infectieuses américain, à la revue Jama.
Comme tout virus, entre son apparition en Chine et sa propagation à travers le monde, le SARS-CoV-2 n’a cessé de muter. La variante, nommée D614G, concerne une seule lettre de l’ADN du virus, celle qui contrôle la pointe avec laquelle il pénètre les cellules humaines, précise Sciences et Avenir. Ces en avril que les chercheurs des universités de Sheffield et Duke et du laboratoire national de Los Alamos, ont découvert la variante D614G. Ils ont dans la foulée alerté sur le risque que le virus soit désormais “plus transmissible”. Des travaux supplémentaires ont ensuite été effectués pour confirmer cette thèse.
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Les données de 999 patients britanniques ont ainsi été analysées et les chercheurs ont pu constater que les malades porteurs de la variante avaient une charge virale plus importante, sans pour autant que leur état de santé soit plus préoccupant. Autre point mis en lumière par cette nouvelle étude : la variante est trois à six fois plus capable d’infecter des cellules humaines. Mais pour l’heure, la communauté scientifique reste prudente avec ces données. “D614G ne devrait rien changer à nos mesures de restrictions ni aggraver les infections individuelles”, affirme Nathan Grubaugh, de l’université Yale, et des collègues, dans un article distinct. Et d’ajouter : “Nous assistons au travail scientifique en temps réel : c’est une découverte intéressante qui touche potentiellement des millions de gens, mais dont nous ignorons encore l’impact final. Nous avons découvert ce virus il y a six mois, et nous apprendrons encore beaucoup de choses dans les six prochains mois.”
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