Le taux de reproduction en baisse dans 12 régions, notre carte de France de l’épidémie

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Voilà un indicateur qui apporte une bonne nouvelle. Alors que le nombre de cas positifs au coronavirus ne cesse d’augmenter et que le niveau des hospitalisations suit le même chemin, le taux de reproduction est lui en baisse. Pour la troisième semaine consécutive, cet indicateur permettant d’estimer le nombre de personnes que contamine un individu porteur du virus est en recul. D’après le bilan hebdomadaire du 17 septembre de Santé publique France, agence nationale placée sous la tutelle du ministère de la Santé, ce taux est passé de 1,19 à 1,09 au niveau national, sur la base des tests réalisés entre le 6 et le 12 septembre. “Le facteur R était aux environs de 3 lorsque nous étions au pic épidémique du printemps dernier, a rappelé le ministre de la Santé, Olivier Véran, lors d’une conférence de presse ce jeudi 17 septembre. Là, il est certes supérieur à 1. Ce qui veut dire que l’épidémie gagne du terrain. Mais il est environ trois fois inférieur en termes de vitesse de circulation à ce que nous avions constaté au printemps dernier.”

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La tendance à la baisse observée la semaine dernière semble se confirmer. Le “R” est même inférieur à 1 en Ile-de-France (0,93), ce qui signifie qu’une personne contaminée par le Sars-CoV-2 en contamine moins d’une et donc que la transmission du virus régresse. Si dans toutes les autres régions métropolitaines cet indicateur est au-dessus de 1, il est cependant en recul. Il passe ainsi de 1,88 à 1,33 dans les Hauts-de-France, soit la baisse la plus importante. Cette tendance se retrouve aussi en Corse avec un “R” de 1,04 alors qu’il était de 1,54 une semaine auparavant, en Nouvelle-Aquitaine il est descendu de 1,30 à 1,06 et dans les Pays de la Loire il a chuté 1,40 à 1,16. Seule ombre à ce tableau plutôt encourageant, le Grand-Est. Cette région est la seule en métropole à voir le “R” remonter, de 1,13 à 1,23.
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En Outre-mer, les mêmes signaux à la baisse sont observés. Le taux passe en-dessous de 1 en Guyane (0,88). Il recule en Guadeloupe (1,03), à La Réunion et en Martinique (1,02). Si cet indicateur permet de suivre les tendances de la dynamique de transmission, Santé publique France rappelle que ces valeurs “ne doivent pas être interprétées de façon isolée, mais doivent être mises en perspective avec les autres données épidémiologiques disponibles”. Malgré ces chiffres rassurants, l’épidémie continue sa progression. Ainsi, si l’on regarde les chiffres calculés à partir des données de passages aux urgences (OSCOUR), le bilan est plus pessimiste. Cet indicateur connaît une légère hausse, passant de 1,20 à 1,40 alors que le taux de positivité reste stable à 5,4%.

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