Le secteur de la construction adopte une ligne de conduite pour se remettre en marche , Actualité/Actu Immobilier

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Grues immobiles et chantiers désertés font partie du paysage urbain depuis la mi-mars. A l’arrêt, ce secteur du BTP et de la construction de logements devrait enfin pouvoir progressivement se remettre en route à l’initiative des entreprises qui disposent désormais d’un guide détaillant les conditions sanitaires satisfaisantes et les procédures précises à adopter pour la continuité des activités de la construction en période d’épidémie de coronavirus. Préalable à toute reprise d’activité, ce guide vient d’être validé par le ministère du Travail et le ministère des Solidarités et de la Santé pour être diffusé dans toutes les entreprises de toutes tailles du bâtiment et des travaux publics.

Chaque entreprise doit évaluer sa capacité à s’y conformer

La Capeb, qui représente l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment, souligne que ce document liste les mesures urgentes et spécifiques à mettre en œuvre pour assurer les conditions sanitaires nécessaires aux personnels du BTP appelés à travailler en bureaux, ateliers, dépôts ou chantiers et autres lieux, en complément de toute mesure sanitaire édictée par les pouvoirs publics. Il appartient maintenant à chaque entreprise d’évaluer sa capacité à s’y conformer et de prendre les dispositions nécessaires.

Les entreprises doivent en effet respecter strictement les préconisations de ce guide pendant toute la période de confinement décidée par les autorités, et à défaut de pouvoir le faire, stopper leur activité sur les travaux concernés.

De nombreuses difficultés

La capacité de toute la chaîne de production à reprendre son activité (maître d’œuvre, coordonnateurs SPS, bureaux de contrôles, sous-traitants, fournisseurs, transporteurs…) devra être évaluée. On l’aura compris, les difficultés vont rester nombreuses et les activités jugées « essentielles » seront les premières à reprendre. Les difficultés d’approvisionnement de certains matériaux pourraient constituer un autre frein.

La question des masques

Sachant que divers corps de métiers se croisent fréquemment sur les chantiers, il va notamment falloir limiter autant que faire se peut la coactivité. Le port d’un masque (chirurgical a minima) et de lunettes est rendu obligatoire en cas de travail à moins d’un mètre d’une autre personne. Bien sûr, ces distances sont moins faciles à respecter sur un chantier que dans la vie quotidienne et se pose aussi la question de savoir si les entreprises disposeront d’un stock suffisant de masques. On pense en particulier aux petites structures comme les constructeurs de maisons.

Référent Covid-19

En cette période de forte activité des services de secours et de saturation des services d’urgence, une attention particulière devra aussi être portée sur tous les risques « traditionnels » des chantiers. Ce guide recommande par ailleurs de désigner un référent Covid-19 pour l’entreprise et par chantier, qui peut coordonner les mesures à mettre en œuvre et à faire respecter. Les organisations professionnelles recommandent enfin de ne plus faire intervenir d’apprentis, stagiaires et alternants sur les chantiers et dans les ateliers.

A SAVOIR

Pour les cas où les conditions particulières liées à l’épidémie de Covid-19 induiraient des retards de chantiers ou de livraisons de l’ouvrage, du fait de l’impossibilité de mettre en œuvre les dispositions prévues, le gouvernement prendra par ordonnance les mesures nécessaires afin de prévoir, le cas échéant, de renoncer aux pénalités applicables aux fournisseurs, intervenants du chantier et maîtres d’ouvrage privés, pour une période tenant compte de la durée de la période d’urgence sanitaire.

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