Le Japon pourrait à son tour déclarer l’état d’urgence

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L’état d’urgence pourrait enfin être déclaré au Japon afin d’endiguer la propagation de la pandémie de coronavirus. Celle-ci s’est accélérée ces derniers jours dans certaines régions du pays, notamment à Tokyo. Le Premier ministre Shinzo Abe devait consulter lundi un comité d’experts conseillant son gouvernement pour gérer la crise sanitaire et de nombreux médias locaux spéculaient sur une déclaration de l’état d’urgence dès mardi. Bien que voisin de la Chine, foyer d’origine du Covid-19, le Japon est jusqu’à présent nettement moins touché par la pandémie que l’Europe ou les Etats-Unis. L’archipel totalisait dimanche quelque 3.650 cas pour 73 décès, selon un dernier bilan officiel. Le nombre de cas a cependant sensiblement augmenté depuis deux semaines, notamment à Tokyo où 148 nouvelles infections ont été recensées dimanche, un nouveau record local. Ces chiffres ont progressivement accru la pression sur le gouvernement pour intensifier son action face à la pandémie. D’autant que la gouverneure de Tokyo, Yuriko Koike, a déjà appelé ses administrés à télétravailler autant que possible et à éviter les sorties non indispensables le week-end.
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“Nous n’avons rien reçu d’officiel pour l’heure, mais nous nous préparons en partant du principe que Tokyo sera désigné” parmi les régions concernées par l’état d’urgence, a déclaré lundi Mme Koike à la presse. L’état d’urgence devrait seulement viser certaines régions, et ne devrait pas entraîner des mesures de confinement aussi drastiques que celles actuellement en vigueur dans de nombreux autres pays, notamment en Europe.
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Concrètement, les gouverneurs des régions concernées pourront “demander” aux habitants de rester chez eux et appeler les commerces non essentiels à suspendre leurs activités. Les autorités pourront aussi réquisitionner des terrains ou des bâtiments existants à des fins médicales. Mais les autorités japonaises n’ont pas le pouvoir de forcer la population à se confiner et les commerces à fermer, ni à les sanctionner s’ils ne respectent pas les consignes. Le système repose beaucoup sur le civisme attendu de la part des citoyens, soumis à une pression sociale constituant généralement une force de dissuasion majeure. “Le Japon est toujours hanté par le sombre héritage” de son régime militariste jusqu’à 1945, qui opprimait durement les libertés individuelles, a rappelé à l’AFP Yoshinobu Yamamoto, professeur émérite de l’Université de Tokyo, spécialiste des relations internationales. Cependant si le cadre actuel de l’état d’urgence ne s’avérait pas efficace, “certaines voix pourraient réclamer un pouvoir plus fort pour contrôler les gens. Cela pourrait créer un précédent”, a-t-il estimé.
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