Le coup immobilier à 270 millions d’euros de Matignon – Capital.fr

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Jackpot. Entamé en 2017, le regroupement des services administratifs de Matignon et de plusieurs autorités administratives indépendantes (CNIL, CADA, Défenseur des droits) sur l’îlot Ségur-Fontenoy — 46.000 m2 de bureaux situé dans le 7ème arrondissement de Paris, avec une capacité d’accueil de 2.300 personnes — va rapporter gros à l’Etat.

Dans un rapport consacré à la mission budgétaire Direction de l’action du gouvernement, le sénateur centriste Michel Canevet évalue le produit total des cessions d’immeubles libérés par Matignon à 268 millions d’euros, une somme dont l’Etat a déjà récupéré un peu plus de la moitié (164 millions d’euros). Au total, s’agit d’un montant nettement supérieur aux prévisions initiales du début de quinquennat, qui tablaient sur un gain de 225 millions d’euros.

Des ventes plus fructueuses que prévu

Une très bonne nouvelle pour les comptes publics, dont le rapporteur spécial du Sénat n’a pas manqué de se féliciter. Si Matignon a révisé à la hausse ses prévisions budgétaires, c’est principalement grâce à la vente bien plus fructueuse que prévue de l’Hôtel particulier de Vogüé (7ème arrondissement de Paris). Le bâtiment de 3.400 m2 construit à la fin du XIXème siècle a été cédé pour 48 millions d’euros en 2019, alors qu’il avait préalablement été estimé à… 27 millions d’euros. Ce joli coup immobilier s’est ajouté à la vente de l’Hôtel de Broglie, qui avait rapporté 63 millions d’euros en 2016.

Quai Voltaire, la cession de l’Hôtel de Mailly, qui abritait il y a peu la documentation française, devrait rapporter un total de 69 millions d’euros, selon les estimations de Matignon. Enfin, les adresses du 2, bis Cité Martignac, du 113 rue de Grenelle, et du 19, rue de Constantine ont toutes été libérées. Additionnées, les ventes de ces trois bâtiments doivent permettre à l’Etat d’encaisser 59 millions d’euros de plus d’ici 2022, c’est-à-dire à l’issue du vaste projet de restructuration de l’îlot Ségur-Fontenoy. Dans la colonnes “dépenses”, le financement des travaux aura coûté 33 millions d’euros aux comptes publics. Il faut également prendre en compte le loyer de 16,8 millions d’euros par an (HT) versé à la société de valorisation du patrimoine de l’Etat, Sovafim.

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