La surprenante idée d’Airbus pour rendre ses avions plus sûrs

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C’est l’un des principaux enjeux pour le secteur aérien dans les mois à venir : comment assurer des trajets sûrs pour les passagers après la crise liée au coronavirus ? Une question à laquelle Airbus pourrait apporter une réponse originale. Dans un communiqué publié lundi 4 mai, le géant européen explique en effet travailler sur un projet qui pourrait rendre ses avions et les aéroports du monde plus sûrs, non seulement concernant les risques liés aux produits chimiques ou aux explosifs mais également concernant les risques de contagion et de propagation de virus comme le coronavirus.
Associé à la société Koniku, le constructeur planche ainsi sur un système totalement nouveau : des “nez électroniques” qui pourraient être installés dans les aéroports et sur les avions, affirme le Financial Times. Ces capteurs sont capables d’adhérer à toutes les surfaces et pourraient être placés sur des poubelles à l’avant des appareils pour détecter le moindre problème dès l’entrée dans l’engin des passagers.
Redonner confiance
“Nous avons développé une technologie qui est capable de détecter l’odeur, cela vous dit ce qu’il y a dans l’air”, détaille ainsi le fondateur de Koniku, Oshiorenoya Agabi, dans le Financial Times. “Ce que nous faisons, c’est que nous prenons des cellules biologiques, des cellules Hek ou des astrocytes – des cellules du cerveau – et nous les modifions génétiquement pour qu’elles aient des récepteurs olfactifs”.
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La détection des odeurs joue déjà un rôle important dans la sécurité aérienne, rappelle Business Insider. Des chiens sont employés pour renifler les bagages des passagers pour trouver des traces d’explosifs ou de drogue. Des odeurs indétectables pour le nez humain. Alors que le coronavirus a drastiquement réduit le trafic aérien, ces capteurs révolutionnaires pourraient redonner confiance aux voyageurs et permettre de relancer une industrie touchée de plein fouet par la crise.
Cette annonce intervient alors que les compagnies aériennes réfléchissent à la mise en place de mesures de distanciation sociale dans leurs appareils. Des décisions qui pourraient avoir des répercussions douloureuses pour les passagers, avec une forte augmentation des billets d’avion. Les premiers tests de ces “nez électroniques” pourraient être lancés d’ici la fin de l’année.

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