La reconnaissance faciale provisoirement bannie des lieux publics ?

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La reconnaissance faciale continue de faire débat, même au sein des plus hautes instances. Comme l’explique The Guardian, l’Union européenne ne veut pas se précipiter concernant l’utilisation de cette nouvelle technologie. Ce serait même le contraire : dans un livre blanc, une interdiction provisoire de la reconnaissance faciale sur une période définie est évoquée. Durant cette période, d’une durée de trois à cinq ans, “une méthodologie solide d’évaluation des impacts de cette technologie et d’éventuelles mesures de gestion des risques pourraient être identifiées et développées”. Bruxelles souhaite étudier toutes les options concernant “les questions éthiques et juridiques posées par l’intelligence artificielle” et les risques liés à son développement rapide, précise le journal britannique.
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“La technologie doit servir un but et les gens”
“Pour maximiser les avantages et relever les défis de l’intelligence artificielle, l’Europe doit agir comme une seule et définira sa propre voie, une voie humaine. La technologie doit servir un but et les gens. La confiance et la sécurité des citoyens de l’UE seront donc au cœur de la stratégie de l’UE”, a précisé un porte-parole de l’UE au Guardian. La version finale du livre blanc de l’UE doit être dévoilée en février prochain : aucun détail n’est apporté sur une possible loi à ce sujet pour la suite. Cette information est dévoilée quelques jours après l’interview donnée par Cédric O dans les colonnes du Parisien.
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Le secrétaire d’Etat au Numérique expliquait que le programme Alicem, censé permettre d’utiliser la reconnaissance faciale pour se connecter sur plusieurs sites administratifs, pourrait finalement ne jamais être déployé. Il a par contre concédé que le gouvernement souhaitait “ouvrir une phase d’expérimentation, de six mois à un an, sous la supervision de la société civile et des chercheurs”, concernant l’utilisation de la reconnaissance faciale en temps réel sur les images de vidéosurveillance. “Cela doit nous permettre d’avoir des retours sur les différents cas d’usage et sur la performance réelle de cette technologie, ainsi que sur les questions qui se posent”, a-t-il précisé, alors que la loi RGPD oblige l’Etat à demander le consentement des personnes filmées pour “utiliser” la reconnaissance sur elles.

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