La location solidaire, une façon d’être propriétaire « sans contribuer à cette inflation folle de l’immobilier »

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« Grâce à la location solidaire, j’ai réussi à réaliser un investissement locatif socialement responsable, en ligne avec mon éthique et mes convictions. » Voilà comment Sébastien D. raconte l’opération immobilière pas tout à fait comme les autres qu’il a réalisée il y a deux ans, dans le centre de Bordeaux, près de la basilique Saint-Michel.

« J’ai acheté un deux-pièces que je loue à une personne avec des revenus modestes. Je me construis ainsi un patrimoine sans contribuer à cette inflation folle de l’immobilier intra-muros, qui oblige les ménages à faibles revenus à vivre en dehors des centres-villes. C’est ma contribution pour aider les plus fragiles », témoigne-t-il.

Un dispositif à deux facettes

Comme ce directeur des ressources humaines de 47 ans, vous êtes propriétaire-bailleur et souhaitez aider un foyer modeste à se loger sans payer le prix fort, d’autant plus à l’heure où les répercussions de l’épidémie liée de Covid-19 affectent les revenus de beaucoup de familles ? Le dispositif d’« intermédiation locative », auquel Sébastien D. a eu recours, peut être une solution.

Le principe : permettre de « loger dignement et en toute confiance des ménages en difficulté dans le parc privé » grâce à l’intervention d’un tiers social, une association par exemple, entre le locataire et le bailleur, pour « sécuriser les loyers et simplifier les relations locatives », résume le ministère de la cohésion des territoires.

Deux options sont possibles : passer par une des agences immobilières sociales (AIS), encore appelées parfois agences immobilières à vocation sociale (AIVS), qui se chargeront de vous mettre en relation avec un locataire socialement éligible puis de percevoir chaque mois les loyers, comme une agence classique (mandat de gestion), ou passer par le système de « location/sous-location », c’est-à-dire louer son bien à une association qui le sous-louera, elle, à des personnes en difficulté.

De la pierre et du sens

Sébastien D. a opté pour la première option et a mené son opération avec l’aide d’une AIVS, l’association Laïque du Prado, de Mérignac.

En contrepartie d’un engagement à louer son 40 m2 durant neuf ans à un niveau de « loyer social » – 306 euros par mois au lieu de 600 euros sur le marché de la location libre –, il a bénéficié d’une subvention de travaux de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) et de Bordeaux Métropole. Chaque année, il profite aussi d’un abattement fiscal, dans le cadre d’un dispositif fiscal baptisé « louer abordable ».

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