« La gestion des régimes de retraite par points Agirc et Arrco a démontré son sérieux, sa crédibilité, son caractère solidaire et social »

Share on facebook
Facebook
Share on google
Google+
Share on twitter
Twitter
Share on linkedin
LinkedIn

Tribune. Dans le débat actuel sur la réforme des retraites, le régime par points est devenu pour certains opposants un épouvantail assimilé à de la capitalisation individuelle sans logique solidaire, ni prise en compte des aléas de carrière. Pourtant, après 1945 et la construction de la Sécurité sociale par le Conseil national de la résistance, les régimes de retraite par points Agirc créé en 1947, puis Arrco créé en 1961, ne symbolisent vraiment pas une régression sociale. Ils sont au contraire, un pan essentiel, vital, de la retraite pour les 80 % de salariés, cadres ou non, qui travaillent dans le privé – les contractuels de la fonction publique, les médecins et les élus locaux bénéficient également d’un régime à points qui se nomme Ircantec.

Tous ces régimes sont en répartition intégrale et excluent totalement la capitalisation. Ils sont obligatoires, solidaires et sont gérés paritairement par les toutes les organisations représentatives patronales et salariales depuis leurs origines.

En 1947, le régime Agirc a été une création paritaire tenant compte de deux réalités : la faillite des régimes en capitalisation créés avant la guerre, et la mise en place pour tous les salariés du privé d’un régime d’assurance-vieillesse limité à un seul plafond de la Sécurité sociale.

Pour qu’un régime par répartition soit viable, il doit nécessairement avoir une large assise qui garantisse sa pérennité et ses mécanismes de solidarité. Les partenaires sociaux ont donc veillé à élargir progressivement, pour ne pas bousculer les particularismes, cette assise. Ce fut, en 1961, à l’initiative du CNPF (le Medef de l’époque), de la CFTC et de Force ouvrière, la création de l’Arrco, qui fédéra la majorité des régimes non-cadres.

Puis, la loi de généralisation de 1972 inspirée par les partenaires sociaux a permis de rattacher aux régimes Agirc et Arrco l’intégralité des salariés du privé non représentés par les organisations patronales.

Vous pouvez lire Le Monde sur un seul appareil à la fois

Ce message s’affichera sur l’autre appareil.

This content was originally published here.

Plus d'articles

Dossier Exclusif Covid-19

Comment protéger son épargne et ses investissements après la crise du Covid-19.

Dossier exclusif avec:

Comparez le rendement d'un livret A, et un investissement alternatif.

Une fiche de calcul simple pour évaluer le potentiel de rendement d’un investissement alternatif