La Clusaz devra-t-elle rendre sa subvention pour avoir utilisé un anglicisme ?

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Shocking ! Pour avoir parlé de “Radikal Mountain Junior” en décrivant une épreuve de ski freeride, la station de La Clusaz se retrouve en porte-à-faux avec la législation française. C’est ce qu’a tranché la cour administrative d’appel de Lyon, saisie par l’association de défense de la langue française en Pays de Savoie, explique France 3 Auvergne Rhône-Alpes. En jeu, une subvention de 20.000 euros que la station de ski pourrait se voir contrainte à restituer. 
L’histoire commence les 29 et 30 mars 2014 dans la station de Haute-Savoie. Une compétition de ski freeride, la “Radikal Mountain Junior” se tient à la Clusaz. Mais, en choisissant d’utiliser ces termes et pas leurs équivalents français, la société d’économie mixte de la Clusaz n’aurait pas respecté “les dispositions de la loi du 4 août 1994 relative à l’emploi de la langue française”, estime l’association. Celle-ci interdit en effet l’emploi d’une “marque de fabrique, de commerce ou de service constituée d’une expression ou d’un terme étranger est interdit aux personnes morales de droit public dès lors qu’il existe une expression ou un terme français de même sens”. Or, la cour administrative d’appel de Lyon vient de lui donner raison, soulignant notamment que “le règlement, le programme de la manifestation, l’affichage et les présentations” étaient exclusivement rédigés en anglais.
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A noter que ce dossier n’est pas le seul qui a attiré l’attention de l’Association de défense de la langue française en Pays de Savoie. En 2018, Libération évoquait déjà le sujet. A l’époque, elle demandait l’annulation des subventions accordées par le département à plusieurs entités : “Lake Annecy Ski Resorts”, “La Clusaz Radikal Mountain” et donc, “Radikal Mountain Junior”. A l’époque, le département avait refusé d’engager une procédure de restitution. Mais, pour le “Radikal Mountain Junior”, la décision judiciaire change la donne et l’exécutif local n’a plus le choix. Il devra aussi verser 1.000 euros à l’association.
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